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Industries Agroalimentaires

La Région Nouvelle-Aquitaine a adopté son Schéma régional de développement économique, d'innovation et d'internationalisation (SRDEII) en décembre 2016.
Il formalise la politique de la Région en matière d'aide aux entreprises et sa vision pour le développement économique du territoire.
A ce titre, la Région se donne comme ambition d'organiser et de promouvoir des filières prioritaires.

La filière des industries agroalimentaires fait partie de ces filières prioritaires.

En Nouvelle-Aquitaine, l'industrie agro-alimentaire représente 13 % de l’emploi industriel régional pour 11.5 % en France.

Présentation de la filière

Premier secteur industriel français par le chiffre d’affaires, et parmi les premiers en nombre d’emplois, l’industrie agroalimentaire est le 2e secteur industriel employeur en Nouvelle-Aquitaine et est prédominante dans 9 départements, notamment en Dordogne, dans les Landes et dans le Lot-et-Garonne où elle occupe le 1er rang.

Répartie sur tout le territoire avec ses spécificités des productions agricoles, la filière agroalimentaire (activités de la transformation alimentaire et de boissons, commerce de gros de produits agroalimentaires) valorise la grande variété des ressources régionales et se trouve au plus près des sources d’approvisionnement en matières premières agricoles. C'est aussi pourquoi ce secteur délocalise moins que le reste de l’industrie.

La filière en chiffre

  • au niveau national : plus de 39 400 entreprises et plus de 404 800 salariés en ETP (hors artisanat commercial)
  • en Nouvelle-Aquitaine : près de 5 550 entreprises, principalement des TPE, et près de 45 700 salariés en ETP (hors artisanat commercial). L'artisanat commercial compte 4 075 entreprises et près de 13 400 salariés en ETP.
source : Agreste Nouvelle-Aquitaine, Memento agroalimentaire 2020.

La Nouvelle-Aquitaine possède des savoir-faire reconnus notamment dans la transformation la viande, mais aussi pour l’industrie du poisson et du lait. Elle occupe le premier rang pour la production de vins d’appellation et d’eaux-de-vie (cognac, armagnac).

Les enjeux de la filière

Au niveau national

  • Répondre à la réglementation en matière de qualité sanitaire, nutritionnelle et environnementale en constante évolution
  • Répondre aux évolutions de consommation et à la transformation numérique
  • Améliorer sa compétitivité en se basant sur le modèle de l'Usine du futur et se développer à l'international

En novembre 2018, un contrat de filière a été signé, au niveau national, autour de 4 actions structurantes :

  • Numériser l’information produit pour gagner en compétitivité et en qualité, et pour redonner confiance au consommateur
  • Protéines du futur, pour faire de la France un leader mondial des nouvelles sources protéiques
  • Valoriser la richesse de nos banques de ferments, le savoir-faire de nos entreprises et de nos structures de recherche
  • Compétences et recrutement, mise en place d’un projet d’expérimentation territoriale intersectorielle en faveur de l’emploi

La croissance des projets de recrutement est constante depuis 2013 : 30 000 postes restent à pourvoir chaque année, essentiellement sur des métiers en tension, notamment ceux en production, en maintenance et dans le domaine commercial.

Dans le cadre de son contrat stratégique de filière, le CSF Agroalimentaire prend des engagements et mets en place des actions particulières en faveur de l’emploi des jeunes sans qualification ou des personnes éloignées de l’emploi (plus d’infos).

En Nouvelle-Aquitaine

En Nouvelle-Aquitaine, c’est un secteur à fort potentiel d'innovation dont l’écosystème est bien structuré :

  • un pôle de compétitivité AgriSud-Ouest Innovation,
  • un cluster Aliments et santé
  • un centre régional d’innovation et de transfert de technologie agroalimentaire
  • un centre de valorisation agro-ressources
  • un centre d’innovation pour les technologies et les industries agroalimentaires
  • des centres de ressources techniques et technologiques (AGIR, Agrotec et Iterg)

> Consulter les études de l'Oref de Cap Métiers :

Evolution de l'emploi et des métiers

Dans le secteur agroalimentaire, on distingue 8 familles de métiers :

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Plus de 50 % des effectifs dans le domaine « production » : conducteurs de machine, pilotes d’installation automatisée, opérateurs de transformation des viandes...

Source : Observatoire de Cap Métiers, Les métiers des industries agroalimentaires en Nouvelle-Aquitaine.

Les métiers du secteur agroalimentaire pâtissent d’une image dégradée, à cause notamment de conditions de travail difficiles et de postes peu qualifiés (6 salariés sur 10 sont ouvriers).
Les profils les plus recherchés sont les pilotes de lignes automatisées, les manutentionnaires, les caristes, les mécaniciens, les techniciens de maintenance, les techniciens méthodes, ou encore des responsables QHSE.
Les besoins en compétences et les évolutions des métiers se sont confirmés ces dernières années dans différents domaines d'activités agroalimentaires (achat, conditionnement, robotique de production, logistique, R&D, technologie de l'information...).

Dans l'enquête nationale sur les recrutements des Observatoires du secteur alimentaire, les établissements ont recruté  plus de 47 000 personnes en 2019, soit 4 000 personnes de plus qu’en 2018.
Les entreprises interrogées prévoyaient, avant la crise sanitaire, d’importants projets relatifs au développement commercial et à l'évolution des compétences suivantes :

  • Hygiène et sécurité, caractéristiques produits,
  • Compétences techniques et opérationnelles,
  • Polyvalence,
  • Outils et logiciels, transition numérique.

Le développement des compétences liées aux outils numériques et au digital est devenu une priorité. les mutations technologiques auront un impact sur les métiers, l'emploi et l'organisation du travail.

> S'informer sur les métiers de l'agroalimentaire :

Formations en Nouvelle-Aquitaine

Chaque année, plus de 1 800 jeunes se forment, par la voie initiale, aux métiers des IAA en région, du CAPA au diplôme d’ingénieur. L'alternance est très développée dans le secteur.

Le niveau 3 (CAP/BEP) reste une voie d’accès aux métiers pour travailler dans l'agroalimentaire. En parallèle, les BTS et licences professionnelles intéressent de plus en plus les industriels pour leur technicité mais aussi pour leurs compétences en analyse, traçabilité, contrôle-qualité des produits, également en R&D.

Source : Observatoire de Cap Métiers, Les métiers des industries agroalimentaires en Nouvelle-Aquitaine.

Pour se former à un métier du sceteur alimentaire, il est possible de rechercher une formation en Nouvelle-Aquitaine par voie d'apprentissage, par voie scolaire ou la formation continue avec l'application Formation de Cap Métiers.

Représentations et processus d’orientation dans l’agroalimentaire en Nouvelle-Aquitaine

Cap Métiers a réalisé une étude sur les représentations et les processus d’orientation dans les métiers des industries agroalimentaires, à partir de deux enquêtes initiées par la DRAAF Nouvelle-Aquitaine, conçues et mises en œuvre en collaboration avec l’ARIA Nouvelle-Aquitaine.

Ces enquêtes visaient à mieux comprendre la perception des jeunes, et à éclairer les mécanismes d’orientation vers les formations et les métiers de l’agroalimentaire.

Concernant les jeunes inscrits en formation agroalimentaire, l’orientation a été majoritairement choisie, pour la diversité des débouchés et les évolutions professionnelles possibles. Les formateurs-orientateurs et l’initiative individuelle ont été les principaux vecteurs d’information sur les formations de l’agroalimentaire, suivis de la famille.

Après leur formation, plus de 60 % des répondants envisagent de poursuivre des études dans l’agroalimentaire et 83 % se montrent optimistes quant à leur insertion professionnelle future dans le domaine visé.

Les jeunes en orientation scolaire (hors agroalimentaire) ou en recherche d’emploi ont une représentation de l’agroalimentaire assez proche de celle de la production agricole. L’image du secteur est relativement floue mais reste plutôt positive avec toutefois une relative méconnaissance des différents postes d’emploi accessibles.

Ces jeunes n’imaginent pas vraiment leur avenir professionnel dans l’agroalimentaire, plébiscitant plutôt le commerce-vente ou la santé et le social.
Consulter les résultats

Cap Métiers a organisé en décembre 2020 un webinaire de présentation de ces résultats.

Voir le replay

 

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