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Publics spécifiques

Politiques en faveur des jeunes

La France compte 11,8 millions de jeunes de 15 à 29 ans, soit près de 18 % de la population totale (source Injep/Insee).

Environ 44% de ces jeunes sont en emploi et près de 43 % poursuivent leurs études initiales. 14 % ne sont ni en emploi, ni en formation formelle ou non-formelle.

Près de 18 % des jeunes ayant quitté leurs études intiales depuis 1 à 4 ans sont chômeurs. Ce taux monte à plus de 48 % pour les jeunes non diplômés.

La politique en faveur de la jeunesse regroupe l’ensemble des actions concourant à l’accompagnement des parcours de jeunes vers l’autonomie, notamment par l’éducation, la formation, l’insertion sociale et professionnelle...

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Plan « 1 jeune, 1 solution » : le plan 2020-2021 pour l’emploi et la formation des jeunes

Doté d’une enveloppe de 6,5 milliards d’euros sur deux ans, le plan « 1 jeune, 1 solution » vise à faciliter leur entrée dans la vie professionnelle, à orienter et former 200 000 jeunes vers les secteurs et métiers d’avenir, et à accompagner ceux qui sont le plus éloignés de l’emploi avec 300 000 parcours d’insertion.

Une plateforme 1jeune1solution.gouv.fr destinée aux jeunes et aux employeurs présente les différentes mesures du plan et les offres d'emploi et d'alternance. 

Les mesures pour faciliter l’entrée des jeunes dans la vie professionnelle

Le plan reprend prolonge jusqu'au 31/12/21 les aides pour les embauches de jeunes en contrat d’apprentissage ou en contrat de professionnalisation : 5 000 euros pour les jeunes de moins de 18 ans, 8 000 euros pour les majeurs.

Dans le secteur non marchand, 100 000 missions de service civique supplémentaires (20 000 en 2020 et 80 000 en 2021) seront mises en place. Elles s’ajoutent aux 140 000 initialement programmées en 2020 pour permettre à des jeunes d’assurer des missions d’intérêt général pendant 6 à 12 mois dans des associations.

Sont également prévus : 2 000 emplois FONJEP supplémentaires en appui des associations ; une prime de 4000 euros pour le recrutement par des TPE-PME de 1 000 jeunes en VTE (volontariat territorial en entreprise) sur des métiers « verts » ; 2 500 emplois supplémentaires dans le monde du sport dans le cadre de l’action de l’Agence Nationale du Sport (ANS).

Les mesures pour orienter et former des jeunes dans les secteurs et métiers d’avenir

100 000 nouvelles places de formation, qualifiantes ou pré-qualifiantes, financées par le Plan d’Investissement dans les Compétences (PIC), seront proposées aux jeunes sans qualification ou en échec dans l’enseignement supérieur. Ces nouvelles formations seront concentrées sur des filières stratégiques et d’avenir (métiers de la transition écologique, métiers du numérique, secteur du soin et de la santé...).

Dans le secteur du soin, 16 000 places seront proposées pour doubler les capacités de formation des aides-soignants, des infirmières et des auxiliaires de vie dans les 5 prochaines années.

Dans le domaine du numérique, 35000 parcours de formation seront destinés à des jeunes non-qualifiés (15 000 « Pass numérique vers l’emploi » et 20 000 nouvelles formations de la Grande Ecole du Numérique).

Sont également prévus : des parcours individualisés pour 35 000 décrocheurs entre 16 et 18 ans d’ici fin 2021 ; 26 500 places supplémentaires à la rentrée 2020 pour poursuivre des formations en CAP, BTS et études supérieures ; un doublement du nombre d’élèves bénéficiaires des cordées de la réussite et des parcours d’excellence.

Par ailleurs, la rémunération des stagiaires de la formation professionnelle sera revalorisée (200 euros/mois pour les 16-18 ans et 500 euros/mois pour les 18-25 ans) et simplifiée afin que les jeunes en bénéficient plus rapidement.

Les mesures pour accompagner les jeunes éloignés de l’emploi

60 000 parcours emploi compétences (PEC) seront programmés en 2021 en plus des 20 000 initialement prévus. Les PEC permettent une mise en situation professionnelle dans le secteur associatif ou public, un accompagnement et un accès facilité à la formation.

Dans le secteur marchand, 10 000 nouveaux contrats initiative emploi (CIE) "jeunes" seront financés en 2020 et 50 000 en 2021. Pour les jeunes très éloignés de l'emploi, 35 000 entrées dans les structures d’insertion par l’activité économique (IAE) sont également prévues.

Pour les jeunes accompagnés par les Missions locales, 50 000 places en Garantie jeunes s’ajouteront en 2021 aux 100 000 initialement programmées, et 80 000 PACEA (Parcours contractualisé d'accompagnement vers l'emploi et l'autonomie) complèteront les 340 000 parcours déja planifiés.

Sont également prévus : un doublement de l’Accompagnement Intensif Jeunes (AIJ) mis en place au sein de Pôle emploi, et 3000 places supplémentaires dans le dispositif SESAME (accompagnement sur mesure vers les métiers du sport et de l’animation).

Déploiement du plan « 1 jeune, 1 solution » en Nouvelle-Aquitaine

La gouvernance du déploiement au niveau régional des mesures du plan « 1 jeune, 1 solution » est assurée par une instance de pilotage qui s’appuie sur le CREFOP (Comité régional de l'emploi, de la formation et de l'orientation professionnelles) et la conférence sociale, associant les partenaires sociaux et l'ensemble des acteurs mobilisés (circulaire du 18 septembre 2020).

Cette gouvernance régionale doit permettre :

  • d'identifier les secteurs, filières et métiers prioritaires sur le territoire régional compte tenu des priorités stratégiques du Plan France Relance, des orientations régionales et des spécificités repérées dans les diagnostics partagés,
  • de piloter le rythme et la montée en charge du déploiement des mesures, en s'appuyant sur une mobilisation régulière et coordonnée des représentants régionaux des acteurs du SPE, de la formation et de l'apprentissage.

Afin de vérifier que le Plan France Relance produise au plus vite ses effets en Nouvelle-Aquitaine, un comité de suivi régional sera constitué. Il veillera à informer l’ensemble des acteurs locaux des modalités de mise en œuvre du plan, à suivre l’avancement des projets sur les territoires, à identifier et résoudre les points de blocage éventuels. Il inclura notamment les représentants des collectivités locales et les partenaires sociaux.

Un référent au sein de la Direccte veillera à porter et à relayer la vision d'ensemble et transversale du plan « 1 jeune, 1 solution » (faciliter les embauches, orienter et former, construire les parcours d'insertion) et accompagnera sa mise en oeuvre.

Des objectifs territoriaux partagés seront établis sur propositions des préfets de département, au regard de diagnostics associant toutes les parties prenantes.

Un mécanisme de fongibilité des crédits entre les contrats aidés et les mesures d'accompagnement vers l'emploi est institué en 2021 pour s'adapter aux spécificités des bassins d'emploi.

Contrat d'engagement jeune, nouveau dispositif au 1er mars 2022

Avec la crise ayant entrainé une précarité massive et l'augmentation du nombre de bénéficiaires de la Garantie Jeunes, le Conseil d'orientation des politiques de jeunesse (COJ) a remis en janvier 2021 au gouvernement son rapport "La Garantie Jeunes de demain" dans lequel il a exposé la nécessité d'en ouvrir l'accès à tous les jeunes précaires et a proposé de transformer ce dispositif en un véritable droit à un accompagnement social global de tous les jeunes.

Favorable à la suppression du critère "ni en emploi, ni en études, ni en formation" pour n'exclure aucun public, le COJ a proposé également de donner des moyens supplémentaires aux Missions locales en maintenant le montant d’accompagnement prévu au début de l’expérimentation (1600 €/jeune) pour atteindre l’objectif des 100 000 places supplémentaires en Garantie Jeunes et permettre aux structures accompagnantes de financer des locaux, du personnel qualifié en CDI, des prestataires, des partenaires" (Proposition n°21).

Suite à ce rapport, le Gouvernement a lancé un travail de réflexion associant les acteurs de l’écosystème jeunesse, les parlementaires et les élus sur la mise en place d'un nouveau dispositif.
Ainsi, en novembre 2021, le Gouvernement a annoncé la mise en place du Contrat d’Engagement Jeune (CEJ) à destination des jeunes précaires, un dispositif d'accompagnement intensif vers l'emploi géré par les missions locales et Pôle emploi. (Lire notre article du 4/11/2021). Celui-ci doit entré en vigueur le 1er mars 2022.

Le COJ a livré ses préconisations, dans un avis publié le 13 décembre 2021, pour que la mise en oeuvre du contrat d'engagement soit une réussite. Il insiste particulièrement sur la nécessité de passer à un droit ouvert sans limite de durée pour les jeunes en situation de précarité extrême et d'élargir le dispositif à d'autres publics jeunes qui n'entrent pas dans la catégorie NEET. Le Comité rappelle l'importance d'en simplifier les procédures de constitution et d'instruction des dossiers, d'indexer l'allocation au RSA et de permettre de cumuler l'allocation et d'autres aides sociales entre autres.

L'obligation de formation des 16-18 ans

Une obligation de formation des jeunes jusqu’à 18 ans, instituée par la loi du 26 juillet 2019 pour une école de la confiance, est entrée en vigueur à la rentrée 2020 (voir Dossier et Fiche technique).

Le dispositif « 1 jeune, 1 mentor », pour accompagner les jeunes des QPV et des zones rurales

Mis en place dans le cadre du Plan France Relance et mobilisable sur le site 1jeune1solution.gouv.fr, le dispositif « 1 jeune, 1 mentor » vise à accroître le nombre de jeunes qui bénéficient de l’accompagnement d’un mentor (étudiant, professionnel en exercice, retraité ...), pendant leur parcours scolaire, dans leurs choix d’orientation ou en phase d’insertion professionnelle.

Le mentor met à disposition son expérience et ses réseaux, à raison de quelques heures par mois, avec une ambition : aider le mentoré à améliorer des compétences ou capacités qui lui permettront de se sentir plus à l’aise ou plus autonome pour avancer dans la vie.

Après un premier appel à projets, 22 structures ont été soutenues financièrement pour développer leurs programmes de mentorat et toucher près de 75 000 jeunes en 2021.
Par suite du second appel à projets lancé cet été, une trentaine de nouvelles structures seront soutenues par l’Etat dans ce cadre (voir les lauréats labellisés).

L’objectif est de passer à 200 000 jeunes mentorés en 2022.

La politique régionale en Nouvelle-Aquitaine

La politique de la Région en matière de jeunesse et d’éducation se construit autour de 4 piliers : aider ceux qui en ont le plus besoin en s’appuyant sur le principe d'équité géographique et sociale, promouvoir l’enseignement professionnel, lutter contre l’échec scolaire, aider les jeunes à accéder au premier emploi.
Assurer l’avenir des jeunes, c’est d’abord garantir l’égalité des chances et réunir les meilleures conditions de leur réussite scolaire. Afin de réaliser cette ambition, la Région s’appuie sur un réseau de lycées efficace et mobilise tous les leviers dont elle dispose :

1. Pour lutter contre le décrochage scolaire

- le dispositif gratuit d’aide aux devoirs en faveur des lycéens
- des actions de prévention (information sur les métiers, orientation),
- des actions innovantes (soutien scolaire personnalisé)
- l’animation des Plates-formes de Suivi et d’Appui des décrocheurs (PSAD).

2. Pour favoriser l'épanouissement et la réussite des jeunes :
La Région s’est engagée à créer les conditions d’un parcours de réussite pour conduire chaque jeune, dès sa sortie du collège, vers un emploi stable et durable. Elle entend développer l'accompagnement à la vie quotidienne, aux initiatives et aux formes d’engagement et de participation des jeunes, quel que soit son statut ou sa situation, en s'appuyant notamment sur 5 axes :
- le soutien au logement avec la construction de nouvelles places pour les jeunes et un dispositif d'avance du 1er loyer,
- des actions d’éducation citoyenne dont le service civique (cellule d'appui aux associations et collectivités),
- l'appui aux initiatives et à l’engagement des jeunes,
- l'amélioration des conditions de vie quotidienne et lycéenne (aides au BAFA-BAFD et au BNSSA, aide au permis de conduire B, tarif TER...),
- l’accompagnement à la mobilité européenne et internationale.

La politique en faveur des jeunes intègre également les actions régionales en faveur de l'apprentissage et des autres formations initiales et continues.