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Mobilités et transports

La Région Nouvelle-Aquitaine a adopté son Schéma régional de développement économique, d'innovation et d'internationalisation (SRDEII) en décembre 2016. Il formalise la politique de la Région en matière d'aide aux entreprises et sa vision pour le développement économique du territoire.

La Région se donne comme ambition d'organiser et de promouvoir des filières prioritaires.
La filière mobilités & transports fait partie de ces filières prioritaires.

Présentation de la filière

Au niveau national

Si les indicateurs de la filière automobile sont repassés au vert, la filière automobile reste confrontée à des défis majeurs :

  • disruption technologique, liée notamment à l’agenda environnemental, avec le moteur électrique et l’évolution du mix énergétique,
  • disruption numérique avec le véhicule connecté, intelligent, autonome et la question de la protection des données,
  • disruption sociétale, avec de nouvelles offres de mobilité et une profonde évolution du rapport à la voiture.

La filière a élaboré un plan d’actions pour y faire face. Son comité stratégique a acté le 22 mai 2018 une feuille de route sous la forme d’un contrat de filière 2018-2022 engageant l'Etat et les représentants de la filière.
Tous les leviers permettant la transformation de la filière seront actionnés : énergie, compétitivité, digital, environnement, capital humain (voir notre actu).

Faisant suite au contrat stratégique de la filière automobile adopté en mai 2018, un EDEC a été conclu en 2019, pour trois ans, entre l’État et les branches professionnelles de la Métallurgie, de la Plasturgie et du Caoutchouc afin de mettre en œuvre un plan d’action pour anticiper les conséquences de ces mutations sur les emplois et les compétences dans le secteur automobile. visera à renforcer l’attractivité de la filière, développer l’alternance, à anticiper les besoins en compétences et à sécuriser les parcours des actifs ou à accompagner les mutations et leurs effets sur les entreprises et les salariés (voir notre actu).

Les métiers qui recrutent ou vont recruter dans l'automobile

Les ouvriers repésentent la main d'oeuvre principale de la filière et de réelles difficultés perdurent sur certains profils : chaudronniers, soudeurs.
Mais les métiers qui devraient se développer le plus sont liés à l'énergie. Viennent ensuite les secteur de l'électronique-électrique-électromécanique dont les composants constellent de plus en plus les habitacles des véhicules.

Les constructeurs et les équipementiers automobiles ainsi que les sous-traitants vont recruter entre 20 000 et 25 000 personnes par an jusqu'en 2020. Certaines devront travailler sur l'éco-conception des véhicules et accompagner la révolution des nouveaux aciers, des matériaux composites, d'autres devront développer la mobilité intelligente et les nouvelles motorisations hybrides et électriques... Et avec des problématiques à traiter comme la gestion de l'interface homme machine, l'intelligence artificielle, les industriels ouvrent grand les bras pour accueillir les professionnels formés au numérique.  + d'infos.

Le Gouvernement a également décidé de faire émerger de nouveaux emplois à travers la création d'une véritable filière française de la déconstruction et du recyclage automobile. En savoir plus.

La formation continue pour adapter les compétences des salariés

L'offre régionale de formation propose des cursus préparant aux évolutions technologiques que la filière automobile va rencontrer : bac professionnel électrotechnique, énergie, équipements communicants (ELEEC), DUT Génie électrique et informatique industrielle, ou encore Master Ingénierie de l'innovation technologique.

Sachant que le contexte économique, environnemental et écologique ne va pas engendrer de façon sensible la création de nouveaux métiers dans le secteur "constructeurs et équipementiers de premier rang" mais plutôt générer des évolutions professionnelles, voire des reconversions, c'est davantage dans la formation continue que des efforts restent à faire afin d'adapter les compétences des salariés.

Pour aller plus loin :

Covid-19 : la filière auto soutenue par l'Etat

Pour accompagner la filière face à la crise du covid-19, l'Etat a engagé un Plan de soutien automobile : des mesures pour développer les compétences.

Le président de la République a présenté le mardi 26 mai 2020 un plan de soutien à la filière automobile qui se donne pour objectifs de rendre l’industrie plus compétitive et décarbonée.

Des mesures pour préserver l’emploi et les compétences sont intégrées à ce plan.

Pour financer les efforts de formation, les dispositifs existants seront assouplis et élargis.
Le FNE Formation sera mobilisé pour financer la formation des salariés des entreprises en activité partielle les plus exposées et sur des actions prioritaires (santé, robotisation digitalisation, transition écologique).
Si l’enveloppe mobilisée par l’Etat pour la formation en activité partielle ne suffit pas, les fonds mutualisés des OPCO (OPCO2i et OPCO Mobilités) pourront être sollicités.

Les salariés qui le souhaitent pourront mobiliser leur Compte personnel de formation (CPF) pour se reconvertir ou évoluer à l’intérieur ou à l’extérieur de la filière.

Emmanuel Macron a annoncé la mise en œuvre, sous peu, d’un plan d’urgence Alternance pour réduire le coût d’un jeune en alternance et permettre à la filière de viser une stabilisation du niveau d’alternants. Grâce à ce plan de soutien, les grandes entreprises maintiendront leur niveau d’apprentis, et le secteur dans son ensemble montera à 5 % d’alternants d’ici 2021.

Pour renforcer l’attractivité de l’alternance aussi bien pour l’entreprise que pour l’alternant, la Plateforme automobile (PFA) facilitera la mise en relation entreprises/alternants sur le site monfuturjobauto.fr

La PFA mettra aussi en place un outil de suivi (entreprise, apprenti, CFA) durant tout le parcours pour valider l’acquisition de compétences et prévenir tout risque de rupture.

Plus d’infos sur le plan de soutien à la filière automobile