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Santé - bien-être

La Région Nouvelle-Aquitaine a adopté son Schéma régional de développement économique, d'innovation et d'internationalisation (SRDEII) en décembre 2016. Il formalise la politique de la Région en matière d'aide aux entreprises et sa vision pour le développement économique du territoire.

La Région se donne comme ambition d'organiser et de promouvoir des filières prioritaires.
La filière Santé - bien-être fait partie de ces filières prioritaires.

La filière occupe 350 000 emplois soit 15 % de l'emploi salarié en Nouvelle-Aquitaine.

 

Présentation de la filière

Au niveau régional

La Région Nouvelle-Aquitaine a voté une feuille de route régionale pour la période 2018 - 2021 et intègre donc quatre grands chantiers thématiques :

  • le développement des territoires de santé et la lutte contre la déprise médicale ;
  • les défis de la médecine de demain et des technologies ;
  • l’innovation et la compétitivité des entreprises de la santé ;
  • la prévention et la santé-environnement.

Au niveau national

Une grande concertation, qui a réuni l’ensemble des acteurs du monde de la santé, a abouti à la signature des accords du Ségur de la santé, le 13 juillet 2020, par le ministre des solidarités et de la santé et les organisations syndicales représentatives des professions paramédicales, des médecins, des étudiants et des internes en médecine ainsi que la Fédération Hospitalière de France.

Ces accords visent à transformer les métiers, revaloriser ceux qui soignent et simplifier les organisations et le quotidien des équipes.

Ils prévoient une augmentation de salaires pour tous les professionnels non médicaux au sein des établissements de santé et EHPAD publics & privés non lucratifs et, pour les personnels au contact des patients (aides-soignants, corps infirmiers, filières rééducation et médicotechnique), une revalorisation de leurs grilles de rémunération.

Les nouvelles grilles permettront de mieux prendre en compte les spécificités de ces métiers (niveau de qualification, de compétences, contraintes liées à la continuité des soins) et ouvriront des perspectives de carrière plus rapides et mieux rémunérées.

Outre l’amélioration des organisations du temps de travail, le texte valide l'annualisation du temps de travail.

Il envisage par ailleurs 15 000 recrutements pour soutenir l’emploi hospitalier, pourvoir les emplois vacants et mieux assurer les besoins de recrutements et les remplacements.

Dans chaque établissement hospitalier, un diagnostic sera réalisé sur la situation des effectifs : postes vacants, absentéisme, emploi précaire, besoins de formation, besoins en effectifs supplémentaires. Un financement sera mis en place pour soutenir la couverture de ces besoins en recrutements.

Le texte prévoit également le développement et l’accompagnement des parcours professionnels avec la mise en place d’entretiens professionnels et la reconnaissance des activités non cliniques comme la recherche. Il vise la simplification pour l’accès à la formation et au développement professionnel continu (DPC).

A destination des internes et des étudiants des filières médicales et paramédicales, les accords prévoient la revalorisation des émoluments de base et la diversification de la formation en favorisant les stages en médecine de ville.

Pour 106 000 étudiants paramédicaux (infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, manipulateurs d’électroradiologie médicale et ergothérapeutes) une harmonisation et une revalorisation des indemnités de stage est également prévue.

Voir toutes les dispositions prévues par les accords du Ségur de la santé

La formation

Intitulé « Ma santé 2022 : un engagement collectif », un plan santé a été présenté le 18 septembre 2018 pour la période 2019-2022 : 420 millions d’euros sont consacrés à l’évolution des formations et des métiers des professionnels de santé.

Les principales mesures sont les suivantes :

  • Suppression du numerus clausus et refonte des premiers cycles des études en santé. Le numerus clausus d’accès aux études de médecine, maïeutique, pharmacie et odontologie sera supprimé en 2020. Le recrutement des étudiants se fera de façon progressive au cours du premier cycle et à partir de cursus diversifiés
  • Réforme du 2e cycle des études médicales et suppression de l’épreuve classante nationale (ECN) pour les étudiants en médecin
  • Suppression du concours d’accès aux IFSI (Instituts de formation en soins infirmiers) dès 2019 et admission dans ces instituts via Parcoursup
  • Poursuite de l’intégration progressive de toutes les formations en santé dans l’université. Les concertations engagées dans le cadre de l’universitarisation de toutes les formations se poursuivront et de nouvelles formations de niveau Master pour les professions paramédicales seront mises en place
  • Reconnaissance statutaire de la pratique avancée infirmière et extension à d’autres domaines d’intervention, dont la psychiatrie dès 2019. Cette forme d’exercice permet à des professionnels paramédicaux de se voir reconnaître des compétences relevant réglementairement des médecins
  • Augmentation du nombre de stages en santé mentale pendant les études de médecine générale pour qu’à terme chaque étudiant en médecine générale ait eu une expérience dans le champ de la psychiatrie et de la santé mentale
  • Actualisation des référentiels d’activités/compétences et de formation des aides soignants afin de mieux répondre aux réalités de leur exercice
  • Développement de la formation d’assistant de soins en gérontologie afin d’améliorer les conditions de formation et la reconnaissance des professionnels exerçant dans ces secteurs
  • Actualisation des référentiels de compétences et de formation pour les fonctions d’encadrement et d’animation d’équipes professionnelles, et développement de dispositifs de détection des professionnels présentant des aptitudes pour l’exercice de responsabilités managériales
  • Création d’un statut unique de praticien hospitalier, associé à la suppression du concours de praticien hospitalier, pour faciliter l’entrée dans la carrière, diversifier les parcours professionnels (reconnaissances des valences non cliniques) et faciliter l’exercice mixte
  • Création du métier d’assistant médical. Les assistants médicaux assureront des missions d’assistance des médecins généralistes et d’aide au parcours des patients (accueil des patients, recueil de données relatives à l’état de santé des patients, mise à jour des dossiers et gestion de l’aval de la consultation…). Il est prévu la création et le financement de 4 000 postes d’assistants médicaux à l’horizon 2022.

Pour se former à un métier d'un des secteurs de la filière, il est possible de rechercher une formation en Nouvelle-Aquitaine par voie d'apprentissage, par voie scolaire ou la formation continue sur notre outil Rafael.