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Les freins aux choix d'orientation

L’orientation tout au long de la vie, régie par des lois comme la dernière du 5 septembre 2018 "Pour la liberté de choisir son avenir professionnel", n’est pas en soi linéaire et est un processus complexe. Elle ne porte pas uniquement sur l’orientation d’un individu mais également sur les moyens que l’on met à sa disposition pour qu’il puisse opérer des choix.
L’orientation tout au long de la vie est un processus personnel et collectif conduisant des acteurs institutionnels et professionnels à répondre aux besoins d'individus.

Mais quels sont les freins à l'orientation et aux changements ?
Et comment amener les personnes à les dépasser et à être autonomes dans leurs prises de décisions ?

Les freins aux choix d'orientation sont pluriels

L'orientation tout au long de la vie est un processus complexe car cela interroge des situations, modifie des repères, etc. Dans ce processus, l'individu doit être accompagné et rendu autonome dans ses décisions en levant des freins (structurels, sociaux, individuels...) qui pourraient l'empêcher de faire des choix.

Des marqueurs d’influence jalonnent les parcours et les cheminements à n’importe quel âge : la sexuation dans les formations et les métiers (l’orientation de genre), les stéréotypes et le conditionnement social (l’origine sociale et l’habitus de groupe), la représentation de soi.
Concernant le 3e marqueur, celui de l’identité, l’orientation et les premiers choix arrivent au moment du passage complexe de l’adolescence à l’âge adulte, pouvant engendrer une crise identitaire, en tout cas des difficultés à construire son identité et à acquérir son autonomie. Ainsi la question de l'orientation vient interroger le jeune sur son identité sociale et son idéal professionnel ainsi que sur sa capacité à se projeter.
La construction d’un projet professionnel est influencée par la représentation de soi, soumise aussi à la volonté de se conformer socialement, dépendant aussi du modèle éducatif parental (70 % de l’acte d’orientation est porté par les parents et plus spécifiquement par la mère). On peut retrouver ces problématiques chez l’adulte en démarche de reconversion professionnelle : au-delà de la crainte de se tromper ou de l’absence d’idée, de la difficulté à choisir la “bonne” formation etc, on repère aussi le manque de confiance en soi et la peur de l’inconnu comme freins individuels.

Selon Isabelle Méténier (psychosociologue et coach) dans un article du Point, "le choix de notre orientation est beaucoup moins libre qu'on ne le pense. Les permissions que nous nous donnons, les freins et contradictions que nous vivons sont souvent issus des permissions et injonctions que nous avons reçues étant enfants et qui se sont logées à notre insu dans notre cerveau. Le discours tenu par les parents sur leur métier, les études ou l'argent forge notre rapport au travail et influe inconsciemment sur nos choix".
Par conséquent, l’orientation reste un processus autant choisi (conscience de son choix) que subi (du fait des facteurs qui influencent les choix).  Par exemple, le besoin de reconnaissance et la peur du contexte économique conditionnent le choix d’études/formation qui ouvrent des portes et qui rassurent plutôt qu’ils ne passionnent.

Quelles que soient les étapes de la vie scolaire et professionnelle (orientation scolaire, formation des salariés, reconversion professionnelle, insertion professionnelle), on retrouve des freins à l’orientation et aux choix semblables chez le jeune et l’adulte :

  • freins structurels : parcoursup, organisation des cursus et filière, marché de l’emploi, crise sanitaire contextes économiques ;
  • freins périphériques : difficultés "non professionnelles" qui empêchent de se former, de trouver un travail ou de s’engager dans une démarche d’insertion. Ces difficultés relèvent de la santé, de situations financières, de la situation familiale, etc.
  • freins géographiques : territoire et mobilité ;
  • freins individuels : valeurs, goûts et préférences en lien avec la construction identitaire, biais cognififs (distorsion dans le traitement cognitif d'une information qui conduit un individu à accorder des importances différentes à des faits de même nature et peuvent être repérés lorsque des paradoxes ou des erreurs apparaissent dans un raisonnement ou un jugement) ;
  • freins sociaux liés au genre, à l’environnement et au contexte familial : sexuation dans les formations professionnelles et orientation scolaire genrée des filles et des garçons, stéréotypes, croyances limitantes ; éducation et représentations sociales liées à la catégorie socio-professionnelle des parents qui influent sur l'orientation, etc.

Les freins aux choix professionnels interrogent donc les pratiques d’accompagnement

1) Développer la capacité à s'orienter

Dominique Méloni dans la revue Cliopsy (n°22 - 2019) spécifie bien que"recherches et pratiques se focalisent désormais, non pas sur le choix que l'élève doit émettre, mais sur ce qui pourrait lui assurer une capacité à s'orienter, y compris dans son avenir plus éloigné."

Une réflexion partagée au niveau européen puisque, d’après la résolution du 21 novembre 2008 adoptée par le Conseil de l’Union européenne, l’orientation, en tant que processus continu, permet aux citoyens, à tout âge et tout au long de leur vie, de déterminer leurs capacités, leurs compétences et leurs intérêts, de prendre des décisions en matière d’éducation, de formation et d’emploi et de gérer leur parcours de vie personnelle dans l’éducation et la formation, au travail et dans d’autres cadres où il est possible d’acquérir et d’utiliser ces capacités et compétences. L’orientation comprend des activités individuelles ou collectives d’information, de conseil, de bilan de compétences, d’accompagnement ainsi que d’enseignement des compétences nécessaires à la prise de décision et à la gestion de carrière.

Selon André Chauvet, "la compétence à s’orienter peut néanmoins être observée assez simplement dans la capacité qu’ont les personnes accompagnées à réaliser de manière autonome et régulière des activités nécessaires au choix d’évolution professionnelle (formaliser leurs compétences, construire un argumentaire, explorer des pistes de métiers, activer un réseau…).
C’est-à-dire maîtriser les savoir-faire, outils, techniques et exigences de la société d’aujourd’hui, mais aussi avoir une posture vis-à-vis de l’avenir qui relève de dimensions plus philosophiques, existentielles : être en veille, reconnaître et saisir des opportunités, développer sa curiosité, identifier et mobiliser son pouvoir d’agir qui nécessitent des approches complémentaires, travaillant aussi sur les croyances, permettant à chacun à la fois d’être outillé mais également de se sentir en mesure d’exercer une action sur son avenir".

> Dans son article "Développer la capacité à s’orienter tout au long de la vie : comment et à quelles conditions ? ", André Chauvet donne des pistes d’ingénieries à construire pour développer des compétences à s’orienter.


Fabien Beltrame (membre du Groupe de recherches sur l’évolution de l’orientation scolaire et professionnelle) explique dans un article publié sur le site Epale que les professionnels de l'orientation doivent avoir des pratiques tournées vers l'acquisition de compétences à s’orienter et que leur posture doit intégrer une dimension formative et évaluative, pour que l’accompagnement devienne "apprenant".

Les pratiques des professionnels de l'orientation et de l'accompagnement se tournent bien vers cette nécessité à construire cette capacité à s'orienter. Dans une étude de juillet 2019 sur le CEP, Pôle emploi rapporte que "près de 6 demandeurs d’emploi sur 10 déclarent que leur conseiller les a aidés à devenir plus autonomes dans leur recherche d’emploi ou dans la construction de leur projet professionnel. En effet, quelques mois après leur inscription, ils estiment avoir progressé aussi bien dans des domaines généraux comme la connaissance de leurs compétences, de leur savoir-faire et de leurs atouts que dans des domaines plus techniques comme l’utilisation des outils numériques pour la recherche d’emploi ou la maîtrise des techniques et des outils pour candidater sur des offres d’emploi."


2) Focus sur des approches en orientation

L’approche orientante vise à placer l’individu comme acteur de son parcours d’orientation et à lui permettre de développer des compétences pour opérer des choix : la connaissance de soi, l’exploration du monde scolaire et du monde du travail, la recherche et l’utilisation des sources d’information et d’orientation scolaires et professionnelles, la prise de décision et à la transition.

Le life designing ou "construire sa vie" porte sur l'investigation des concepts privilégiés de sens et d’identité. Du point de vue de l’accompagnement, c’est considérer la personne et son écosystème comme une entité complexe et dynamique, en se basant sur cinq présupposés relatifs aux individus et à leur vie de travail : des possibilités liées aux contextes, des processus dynamiques, une progression non linéaire, des réalités multiples et des configurations individuelles. C’est aider les personnes à acquérir les savoir-faire nécessaires pour faire face aux changements en cours et à des problèmes de développement, les aider à déterminer par elles-mêmes les savoirs et savoir-faire qu’elles valorisent dans leur développement au long de leur vie. C'est aussi les aider à déterminer "comment" (la méthode dont elles ont besoin), "avec qui" (la personne ou le spécialiste qui peut les soutenir), "où" (l’environnement dans lequel ce développement pourrait se situer) et "quand" (le meilleur moment pour l’intervention) elles pourraient acquérir de tels savoirs et savoir-faire.
> source : Collectif, "Construire sa vie (Life designing) : un paradigme pour l’orientation au 21e siècle", OSP 39/1 2010)

Le développement du pouvoir d’agir est une approche centrée sur le rapport à l’action. Selon Yann Le Bossé, c’est "un processus par lequel des personnes accèdent ensemble ou séparément à une plus grande possibilité d'agir sur ce qui est important pour elles-mêmes, leurs proches ou le collectif auquel elles s'identifient". 

Freins périphériques : des témoignages de pros de l'accompagnement et de l'insertion, dans le cadre du PIC

Le Plan d’Investissement dans les Compétences est un programme initié par l’Etat en coopération avec les Régions pour améliorer la qualification des jeunes et des demandeurs d’emploi. Il prévoit notamment de soutenir la remobilisation et le développement des compétences de ces personnes par le lancement d’appels à projets d’innovations et d’expérimentations : Intégration Professionnelle des Réfugiés, Prépa-apprentissage, Repérer et mobiliser les publics invisibles, 100% inclusion.
Afin de favoriser la rencontre et le partage de pratiques entre lauréats de ces AAP, une plateforme "La Place" a été initiée en 2019 et des temps d’échanges y sont régulièrement organisés via ses différentes communautés telles que la communauté PIC Nouvelle-Aquitaine.

A l’occasion d’une animation sur l’adhésion des publics aux parcours, certains lauréats du PIC Nouvelle-Aquitaine ont fait part de leur travail sur la levée de multiples freins (sociaux, géographiques, financiers…) pour permettre aux personnes de s’engager pleinement dans un parcours d’insertion et/ou de formation. 


Le projet "Vivre ici"

Le projet "Vivre ici", porté par le Centre de formation Perf (lauréat Intégration Professionnelle des Réfugiés - IPR) et le groupement d’employeurs "A lundi", vise à intégrer les personnes réfugiées dans des métiers en tension, quel que soit leur niveau de qualification.
L’objectif est de lever les freins à l’emploi en prenant en compte les problématiques (inter)culturelles (barrière de la langue, habitudes de vie et de croyance, valeurs différentes…), sociales (accès au logement, à la mobilité, aux soins) et économiques (accès à l’emploi et à la formation professionnelle).

Ce travail prend diverses formes : cours de FLE, ateliers interculturels, aide à la mobilité pour le permis scooter et le code, mise en place de temps spécifiques consacrés aux démarches administratives et médicales, prise en charge des stagiaires par des chauffeurs qui viennent les chercher et les ramènent chez eux, tutorat à l’interculturalité pour les encadrants professionnels au sein des entreprises d’accueil.


Le programme "Apprentis Volontaires"

Le programme "Apprentis volontaires" porté par l’Afev, lauréat Prépa-apprentissage, s’adresse à des jeunes qui ont le projet d’entrer en apprentissage mais qui ne sont pas prêts.

Ce projet fait suite aux constats de difficultés d’accès à l’apprentissage, les problèmes de "savoir-être" constituant fréquemment un frein important aux recrutements puisque certaines entreprises sont confrontées à gérer des problèmes d'intégration des jeunes dans le monde du travail.

Ce programme propose à des jeunes de s’engager en service civique pour développer des compétences transversales qui renforceront leurs capacités à décrocher un contrat en alternance. C’est aussi tout un accompagnement mis en place pour contrer les freins à l’insertion et à l’élaboration des projets professionnels. Des associations viennent donc en appui du programme : planning familial, association de prévention contre les addictions, Boulevard des Potes…


Le projet "Détours créatifs vers l’emploi"

Le projet "Détours créatifs vers l’emploi" porté par la fédération nationale des UROF et par l’INSUP en Nouvelle-Aquitaine, lauréats 100% inclusion, cible les personnes qui rencontrent des problèmes majeurs d’insertion professionnelle et n’arrivent pas à décrocher de contrats en interim.

Il leur offre un accompagnement gratuit pour travailler leurs soft skills et les mettre en valeur grâce aux open badges. Elles bénéficient également d’un accompagnement individualisé pour lever les freins périphériques, notamment celui à la mobilité.

Les pratiques d'accompagnement en ces temps incertains : l'éclairage d'Agnès Heidet

Lors d'une conférence dans le cadre du programme de professionnalisation ParcoursPro de Cap Métiers, Agnès Heidet, spécialiste de l'accompagnement et du conseil, a apporté son éclairage sur les transformations sociétales qui bousculent notre monde, produisent des effets sur la demande, les usages et les stratégies du public et qui impactent les pratiques d'accompagnement des professionnels de l'orientation, de l'insertion et de l'emploi.

Regardez le replay

Quelques questions / réponses lors de la conférence

> "La partie sur la sérendipité m'a beaucoup interrogée, je me demande comment l'instaurer dans le cadre de l'accompagnement à la réflexion d'un projet professionnel ?"

Agnès Heidet : Peut-être faut-il d’abord clarifier de quoi on parle ? La sérendipité peut être définie par "le don de faire des trouvailles", "la chance de trouver par hasard ce que l’on ne cherche pas" ou encore "l’art de trouver sans chercher". On en fait l’expérience tous les jours lorsque que l’on on déambule à partir d’un moteur de recherche sur internet qui nous permet d’aller de liens en liens, et de trouver des sites, idées, textes que l’on ne connaissait pas. C’est donc un levier d’ouverture au non connu. L’intérêt c’est que la démarche s’affranchit de ce que l’on sait déjà pour justement faire l’expérience de ce qui nous est étranger. Dans les métiers de l’accompagnement, la plupart des démarches d’investigation ou d’exploration partent des représentations initiales des personnes, notamment de leur intérêt. Cela présente un inconvénient majeur : inciter à une perception sélective, on dirait aujourd’hui rester dans sa bulle cognitive. La sérendipité, en accompagnement peut s’affranchir de cette exploration par le connu, le souhaité en privilégiant des démarches fondées, par exemple, sur le hasard, la requête sur un moteur de recherche, la systématisation (explorer avec un groupe l’ensemble des métiers occupés par des jeunes dans une zone industrielle), le jeu (Escape Game, jeu de l’oie des activités d’un territoire), des reportages vidéo à partir de témoignages. Elle cherche à privilégier d’autres entrées que ce qui intéresse à priori avec un objectif très clair : s’ouvrir au non connu et développer la curiosité.

> "Dans le champ de l'éducation, quelles réflexions sur l'accompagnement et la notion polysémique des compétences à s'orienter ?"

Agnès Heidet : "Les théories et techniques actuelles de l'orientation sont en crise car leur postulat central de prévisibilité (se fondant sur les notions de stabilité et d'étapes des parcours professionnels) paraît non seulement discutable mais surtout comme ayant perdu de sa pertinence." Construire sa vie (Life Designing) : un paradigme pour l'orientation du 21e siècle Revue OSP, N° 1, Vol 39 / mars 2010

Cette phrase de Savickas pourrait éclairer les nouveaux enjeux et conceptions de l’orientation dans cette période incertaine. La discontinuité, les transitions et la négociation caractérisent en effet les parcours professionnels actuels : plus de prédétermination absolue du passé ni de logique totalement linéaire dans les évolutions entre la sortie de l’école et la retraite. Si l’on parle alors de compétences à s’orienter (terme ambigu car recouvrant des réalités très différentes), on peut formuler ces propositions méthodologiques mettant en avant des modèles d’intervention souples et systémiques

  • Aborder la demande de la personne dans sa globalité ce qui suppose d'accorder une importance centrale aux contextes de vie et aux territoires.
  • Enrichir les schémas de pensée articulant uniquement moyens et fins (autour des notions de projet) en approches plus ouvertes et itératives aux différentes possibilités (concept de scénario).
  • Privilégier une approche de médiation plus éducative, adaptée à la complexité des processus et au nombre d’informations à interpréter et à utiliser.
    Développer la capacité à gérer les dilemmes et à prendre des décisions en outillant les personnes
  • Faciliter la mobilisation de la sérendipité pour faciliter une veille permanente sur les ressources et l’évolution de l’environnement
  • L’aider à une réflexivité permanente sur ses expériences, professionnelles ou pas

> "La personne en transition exprime régulièrement un fort "malaise" avec l'environnement professionnelle dans lequel elle a eu sa dernière expérience professionnelle. Plutôt qu'un changement de métier, elle aspire à un environnement bienveillant".

Agnès Heidet : Dans cette situation, de plus en plus fréquente, quel que soit le dispositif d’accompagnement, il importe de distinguer plusieurs notions qui peuvent être mêlées. Faire la distinction avec la personne de ce qui relève du symptôme (le malaise dans toutes ses acceptions et manifestations), la cause (la plupart du temps multiples), le positionnement (ce qu’elle pense qu’il faut qu’elle fasse dans cette situation)
Je me sens mal au travail (malaise) depuis que l’organisation a changé (imputation à une cause précise) donc je dois changer de poste (ou de métier) (conclusion sur le positionnement à avoir). On voit bien que la chaîne logique est souvent erronée : le positionnement est souvent inadapté aux causalités multiples et risque de ne pas résoudre le malaise mais parfois d’accroître les difficultés. C’est donc plutôt une réflexion sur les leviers d’action possibles à l’interne (quoi faire ? comment se positionner ? ; sur la relation au travail (qu’est-ce que j’y joue ?) et sur la création d’espaces transactionnels modestes où on évite les choix radicaux en privilégiant des stratégies d’ajustement successifs.

> "Les personnes nous exposent souvent leur envie de changer leurs conditions de leur travail. Comment envisager l'accompagnement vers une situation sur laquelle elle n'a pas la main ?"

Agnès Heidet : Comme précisé dans la réponse à la question précédente, l’essentiel est souvent de repérer ce sur quoi on a du pouvoir d’action. Très souvent, on peut estimer que cela ne changera rien car ce que l’on peut maîtriser est perçu comme infime par rapport à l’intensité du problème perçu. Donc on n’essaie pas. L’enjeu est donc, dans un premier temps, de construire une stratégie à plusieurs étapes : commencer par des points sur lesquels on a la main et qui ne produisent pas de bouleversements irréversibles ; deuxièmement observer ce qui ce cela a produit (et ne pas attendre des bouleversements immédiats).
Commence par faire ce que tu peux faire dans la situation, et tu verras ce que tu as fait a changé dans la situation dit justement Yann le Bossé. Et puis, élargir la lecture de la situation. La vie n’est pas réductible au travail, quelles qu’en soient les difficultés. On peut avoir la main sur d’autres leviers.

Des ressources pour approfondir le sujet, sélectionnées par Agnès Heidet

Vivre avec l’incertain - Agnès HEIDET et André CHAUVET

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Influencer son propre avenir : l’agentivité individuelle ou collective pour apprendre

Développer le pouvoir d’agir en accompagnement et en formation ? ce qui se cache derrière les mots - André CHAUVET

Impacts du contexte incertain sur l’accompagnement des personnes : constats et propositions KELVOA

Être jeune aujourd’hui - Jeremy ALFONSI, 11e rencontre KELVOA - 11 juin 2021

A lire et à écouter : une sélection d’articles et de podcasts

1) L’orientation scolaire et professionnelle

Podcast "Sexuation dans les formations professionnelles" ;

Podcast "Stéréotypes et socialisation" ;

"Orientation scolaire et professionnelle des filles et des garçons au collège. Évaluation d’un dispositif de sensibilisation aux métiers non-traditionnels", revue Les sciences de l'éducation, 2016

Hugo Soutra "Orientation : les classes populaires ont besoin d’accompagnement", Courrier des maires, janvier 2020 

CESER Nouvelle-Aquitaine, L’orientation tout au long de la vie en Nouvelle-Aquitaine, Rapport de juin 2020

Catherine Abou El Khair, "Stimuler la motivation, enjeu de l’orientation en formation des jeunes", Localtis, juillet 2021

2) Les freins aux choix professionnels et d'orientation

Cindy Carrein et Jean-Luc Bernaud, Facilitateurs et freins à l’entrée en consultation d’orientation professionnelle : enjeux, modèles, perspectives de recherche, L’OSP 40/1 2011

Les freins à la formation vus par les salariés, Bref Céreq, oct. 2014

France Stratégie, Lever les freins périphériques à l’emploi des jeunes : priorités et leviers, séance de travail de déc. 2016

Cap Métiers, "Les freins périphériques en Nouvelle-Aquitaine", oct. 2020

Cap Métiers, "Lever les freins sociaux à l’emploi : Appel à manifestation d’intérêt de Pôle emploi", juin 2021

3) Les capacités à s’orienter

Yannick Galliot, Danielle Gréco et Eric Renard (Direction des Statistiques, des Études et de l’Évaluation de Pôle emploi), Le conseil en évolution professionnelle, Eclairages & synthèses, juillet 2019

Fabien Bertrame, "Développer la capacité à s’orienter", Epale, mars 2019

André Chauvet, "Développer la capacité à s’orienter tout au long de la vie : comment et à quelles conditions ?", Epale, sept. 2019

Se professionnaliser sur la question des freins aux choix d'orientation

Cap Métiers organise une formation "Ouvrir les choix d’orientation en levant les freins identifiés" à destination des professionnels du conseil, de l'orientation et de l'accompagnement.

L'objectif de cette formation est de permettre au professionnel de :

  • Définir les différentes dimensions qui participent à la construction d’un parcours d’orientation et d’insertion socio-professionnelle,
  • Identifier les dimensions qui relèvent du pouvoir personnel de la personne et celles relevant du pouvoir de l’environnement,
  • Identifier les différentes approches susceptibles d’agir sur les représentations sociales et professionnelles,
  • Comprendre les attitudes et postures facilitant l’accompagnement à la levée des freins dans un parcours de choix et d’orientation socio-professionnelle,
  • Choisir et mettre en oeuvre des activités pédagogiques pour accompagner la levée des freins.

> 3 jours de formation : les 20 et 21 octobre, le 23 novembre 2021

> Pour s'inscrire, rendez-vous sur ParcoursPro, le programme de professionnalisation de Cap Métiers

 

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