17% des recrutements jugés difficiles par les recruteurs en 2015

Emploi et insertion professionnelle

17% des recrutements jugés difficiles par les recruteurs en 2015

17 % des recrutements réalisés par les employeurs entre septembre et novembre 2015 se sont avérés difficiles, selon la Dares.

Trois types de difficultés sont mis en avant :

  • l’inadéquation entre le profil des candidats et leurs attentes
  • le manque de candidatures reçues
  • et les caractéristiques du poste proposé.
Pour les surmonter, les employeurs mettent en œuvre trois types d’action :
  • une intensification de leurs efforts de recrutement
  • un assouplissement de leurs exigences vis-à-vis des candidats
  • ou une modification des caractéristiques du poste.
Les recrutements difficiles ayant donné lieu à un assouplissement des exigences initiales des recruteurs vis-à-vis des candidats ou à une redéfinition du contenu du poste donnent moins souvent satisfaction aux recruteurs.

La persistance d’emplois non pourvus ou l’abandon de certains recrutements sont des signes d’imperfections du marché du travail. L’inadéquation entre les profils des candidats et les compétences recherchées sur les postes à pourvoir («skill mismatch»), l’inadéquation géographique entre les personnes ayant les qualifications nécessaires et la localisation des postes («geographical mis-match») ou encore l’insuffisance des efforts réalisés par les personnes en recherche d’emploi sont souvent pointées du doigt pour les expliquer.

Ces difficultés sont plus importantes pour les ingénieurs et cadres de l’industrie et les domaines du bois, des matériaux souples et des industries graphiques, de l’informatique et de la maintenance. Elles le sont également lorsque le niveau de qualification requis est élevé et/ou que le contrat est à durée indéterminée.

Dans près d’un quart des cas, le recruteur reconnaît que des difficultés propres à l’établissement – budget non garanti, manque de temps ou de moyens pour recruter...ont compliqué le recrutement. Dans un peu plus d’un cas sur dix, il a été handicapé par un déficit d’image de l’entreprise, du secteur d’activité ou du métier.

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