Enjeux et projets emploi-formation de la filière Mode et luxe

Compétences et besoins de l'économie

Enjeux et projets emploi-formation de la filière Mode et luxe

Atout majeur de l’économie française, le secteur Mode et Luxe concentre plus de 600 000 emplois. C’est le 1er secteur exportateur du pays. Formation, emploi et compétences comptent au nombre des enjeux majeurs identifiés par la profession pour préserver les savoir-faire et la qualité des produits, conditions de la croissance et de la compétitivité des entreprises.

Mais si les grands groupes de luxe et marques de mode font face à une abondance de profils en marketing, création ou distribution, 72% des dirigeants des PME/ETI de la filière constatent des difficultés de recrutement. Et les formations techniques peinent souvent à attirer élèves et étudiants. Cependant, les jeunes sont attirés par la Fashion Tech, sa numérisation, robotisation …, mais aussi par le savoir-faire artisanal, de la main, l’artisanat (« Low Tech »). 

Le système de formation initiale et continue doit être renouvelé. Il apparaît nécessaire de réformer les programmes et les parcours, d’adapter la vitesse d’actualisation des programmes à celle de l’évolution de l’industrie et d’y intégrer davantage les technologies et les acquis de la 4ème révolution industrielle.

La formation continue, notamment dans les métiers techniques, s’impose toujours plus et à tous les niveaux pour les donneurs d’ordre et les sous-traitants afin de préserver et de renforcer les savoir-faire. L’acculturation numérique et technologique doit être renforcée et élargie.
Les compétences des vendeurs doivent aussi être développées dans le domaine numérique, mais aussi pour renforcer leur culture de mode, s’approprier les enjeux du développement durable, apprendre de nouvelles techniques d’interaction avec le client...

Un Contrat stratégique de filière « Mode et Luxe » a été signé le 8 janvier 2019 par l'Etat et la profession. Il vise 6 objectifs :

  • Développer l’attractivité du secteur : des formations innovantes seront créées et une campagne de communication sur les métiers techniques de la filière sera lancée pour augmenter le recours à l’apprentissage de 20% d’ici deux ans.
  • Assurer une place de premier plan à l’écosystème Enseignement supérieur - Recherche en matière de mode : dès la rentrée 2020 le nouvel Institut français de la mode accueillera 800 étudiants. Une politique de recherche, de recherche appliquée et de développement en lien avec l’industrie 4.0 sera mise en oeuvre.
  • Améliorer la compétitivité des entreprises sous-traitantes et les accompagner dans leur transformation vers l’industrie du futur : un diagnostic à 360° des entreprises en croissance identifiées sera réalisé et Bpifrance les accompagnera dans le cadre d’un accélérateur sectoriel.
  • Accompagner et financer les entreprises de mode émergentes  dans le cadre d’un accélérateur sectoriel. Les moyens de l’IFCIC seront confortés.
  • Elaborer un dispositif de traçabilité pour la filière pour développer une solution technologique efficace et sécurisée sur toute la chaine de valeur de production.
  • Impulser une dynamique vertueuse d’économie circulaire avec le lancement de deux démonstrateurs technologiques de recyclage dans le secteur textile.
Lire le diagnostic et le contrat de filière

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