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Les pratiques professionnelles

Santé des publics accueillis : quelques clés d’intervention

Les questions de santé dans les parcours d’orientation, de formation et d’insertion méritent d’être examinées dès lors qu’elles constituent un frein à l’atteinte des objectifs professionnels ou d’insertion des personnes accompagnées.

Etre en mesure d’identifier les difficultés relatives à des problèmes de santé et savoir orienter les publics accueillis vers le bon interlocuteur (services à même de délivrer de l’information ou de faciliter un accès aux soins) peut être utile à tout professionnel du secteur de l’emploi, de la formation et de l’orientation.

Ce dossier, réalisé en collaboration avec l’Ireps (Instance Régionale d’Education et de Promotion de la Santé) Nouvelle-Aquitaine, vise à donner quelques clés d’intervention et des lectures utiles.

Les orientations nationales et régionales

L’ambition définie dans la stratégie nationale de santé 2018-2022 pour « un virage de la prévention » dans tous les milieux et tout au long de la vie est reprise au profit des publics ciblés par les Régions, parmi lesquels les demandeurs d’emploi et les jeunes.

La feuille de route santé 2018-2021 adoptée par la Région Nouvelle-Aquitaine fixe les priorités en matière de soutien aux projets de santé. Plusieurs grands axes sont identifiés, dont la prévention santé et l’environnement.

Dans le cadre du PRAPS 2018-2023 (Programme régional pour l'accès aux soins et à la prévention des plus démunis), l’Agence Régionale de la Santé Nouvelle-Aquitaine se fixe 6 objectifs opérationnels dont le premier vise à prioriser les actions pour les jeunes, de leur naissance jusqu'à l'âge de 25 ans, et 13 actions prioritaires parmi lesquelles « prévenir les effets du chômage sur la santé » et « développer les points d’accès à la santé dans les missions locales ».

La santé, un paramètre à prendre en compte dans les parcours vers l’emploi

Les Missions locales

Depuis plus de trente ans, les Missions locales développent un accompagnement global en direction des jeunes. Elles traitent l’ensemble des difficultés d’insertion : emploi, formation, orientation, logement, santé, citoyenneté…

De récentes études montrent les difficultés particulières en matière de santé qui touchent les jeunes en insertion professionnelle et l'offre de services santé proposée par les Missions locales, notamment en Nouvelle-Aquitaine. L’offre de services santé des missions locales en Nouvelle-Aquitaine (étude 2019).

Elles montrent aussi que la santé demeure un sujet d’actualité dans les Missions locales. Il s’agit notamment de développer pour les 16-25 ans des relais locaux en prévention et de poursuivre des bilans de santé. Modélisation d’un point santé en mission locale Nouvelle-Aquitaine (rapport d’étude 2019).  

Les organismes de formation

Les acteurs de la formation qui assurent les missions de remobilisation, de remise à niveau, d’actions en amont de la formation, sont amenés à réaliser des actions d’accompagnement social et d’accompagnement à la santé. Ils doivent parfois faire face à des difficultés qui surviennent durant les stages ou la préformation, qu’il s’agisse de difficultés d’apprentissage, de régularité, de problèmes d’ordre sociaux ou de santé.

Une étude commandée par la Région à l'Observatoire régional de la santé « La santé des stagiaires de la formation professionnelle : perception par les centres de formation » (2018) vise à mettre en évidence l’existence de problèmes de santé des personnes en formation, et qualifier le cas échéant ces problèmes ainsi que les difficultés rencontrées par les centres de formation.

Elle a pour objectifs secondaires de connaître les modalités de réponses mises en œuvre par les centres de formation, de mettre en évidence les manques dans les réponses proposées, les ressources mobilisées et enfin de dégager des pistes d’amélioration. La focale choisie par les centres de formation est leur perception des problèmes de santé et les difficultés associées.

Plusieurs leviers sont évoqués dans cette étude : encourager la formation des formateurs et favoriser les rencontres entre professionnels autour de thématiques ou situations susceptibles de mettre en difficulté les formateurs.

Les centres de formation pour apprentis

Les résultats d'enquêtes menées auprès des apprentis et de leurs encadrants sont présentés dans cette autre étude « Santé des apprentis de Nouvelle-Aquitaine 2018 : ressentis, comportements et attitudes» également confiée à l’Observatoire régional de la santé.

Trois objectifs ont conduit à la réalisation de cette étude : 
- Recueillir le ressenti des apprentis sur leur état de santé et les principaux déterminants, les conditions de vie et d’apprentissage, l’environnement familial et affectif ;
- Prioriser les problèmes de santé et les actions à mettre en place ;
- Proposer des recommandations pour une prise en compte des principaux éléments identifiés.

A noter que l’une des pistes évoquées est de créer/partager/co-construire un annuaire des ressources disponibles par territoire et par thématique en termes d’actions d’éducation et de promotion de la santé, d’orientation et de prise en charge.

Se professionnaliser sur les questions de santé

Cap Métiers

Cap Métiers organise le jeudi 25 février 2021 de 11 h à 12 h un webinaire animé par l’Ireps Nouvelle Aquitaine sur le thème «Santé des publics accueillis : quelles clés d’intervention pour les professionnels de l’emploi, orientation, insertion, formation ?». Ce webinaire propose aux professionnels de :

  • mieux connaître les problématiques de santé des publics qu’ils accueillent ou accompagnent,
  • être sensibilisés aux inégalités sociales de santé,
  • disposer de premières clés d’intervention auprès des publics.

L’intervention précisera ce que sont les déterminants de santé, en quoi les compétences psychosociales des publics jouent sur les questions de santé et abordera les freins et leviers en matière d’informations en santé.

Consulter le programme du webinaire et s'inscrire

L'Ireps

L'Ireps (Instance Régionale d’Education et de Promotion de la Santé) Nouvelle-Aquitaine, forme et sensibilise aux concepts de santé publique, à la méthodologie de projets en éducation et promotion de la santé. Sous le slogan « vers la santé pour tous », l’association a trois objectifs principaux :

  • Participer aux différentes instances qui élaborent la politique de santé au niveau régional : ARS, SFSP, …
  • Accompagner les acteurs de terrain dans la mise en œuvre de leurs projets, à tous les stades de l’élaboration du projet, conduire des projets en santé globale ou en prévention des addictions (Tabado dans les lycées par exemple, Comin, Toi moi nous).
  • Mettre à disposition information/documentation en éducation promotion de la santé sur le territoire via la mise à disposition de centres de ressources.

Consulter le site internet de l'Ireps Nouvelle-Aquitaine

Interview S. Hannecart et C. Cottineau - Instance Régionale d’Education et de Promotion de la Santé (Ireps)

Sandrine Hannecart et Céline Cottineau sont chargées de projets à l’Instance Régionale d’Éducation et de Promotion de la Santé Nouvelle-Aquitaine (Ireps).

Comment définissez-vous la santé ?

Nous privilégions une approche positive de la santé globale, de promotion de la santé, qui consiste à favoriser la santé des personnes. Alors que l’approche de prévention se centre sur les risques et les pathologies potentielles. La santé au sens commun, c’est l’« état de santé », une approche biomédicale, sanitaire, centrée sur les aspects physiologiques et pathologiques. Mais nous sommes plutôt sur la « santé perçue », la santé en tant que conception très large, l’énergie, l’impulsion qui nous permet d’avancer dans la vie, dans nos projets, notre bien-être au quotidien.

Lorsque nous travaillons avec des groupes, il n’y a jamais de bonne ou de mauvaise santé. Il n’y a pas véritablement de normes. Une personne qui fume est objectivement exposée à des maladies potentielles, c’est un facteur de risque par rapport aux maladies. Mais peut-être que la cigarette est la chose qui va lui permettre de tenir et d’avancer. On ne va pas lui dire d’arrêter, mais travailler avec les gens sur ce qui va influencer leur santé perçue, ce qui influence leurs comportements, les conséquences qu’ils peuvent avoir, leur rapport au risque.

Avec la crise du COVID, nous sommes vraiment sur la santé perçue par la personne elle-même, qui n’est pas objectivable. A cause de la situation, du confinement, de la peur, certaines personnes vont nous dire que leur santé ne va pas bien alors qu’ils n’ont aucune raison biomédicale qui peut expliquer ça. Nous pouvons alors les aider à avoir un regard un peu réflexif sur les raisons de leurs comportements, de leurs ressentis, pourquoi ça va ou pas, pourquoi telle prise de risque, tel choix de consommation, etc.

Selon vous, la motivation est un paramètre sanitaire ?

La motivation est engendrée par un besoin. Ce qui fait bouger les gens, ça n’est pas uniquement un état de fait. Dans l’insertion, il faut pouvoir s’inscrire dans un projet, que la personne que l’on accompagne fait sien. La question de la motivation n’est pas une présence ou un manque, c’est comment elle est entretenue. Elle est conditionnée par plein de facteurs : la capacité à croire en soi-même, la capacité à faire les choses, comment mon vécu m’a renvoyé des images d’échecs, tout cela influe sur la capacité à avancer. A partir du moment où on part du principe que ça fait partie de son bien-être, de son équilibre, la motivation fait partie de ce qu’on appelle les « facteurs protecteurs ».

Qu’entendez-vous par « déterminants de santé » ?

Ce sont tous les facteurs qui vont influencer la santé d’une personne, santé perçue ou état de santé : l’alimentation, les conditions de travail, les horaires, le rythme, la nature des activités, le sommeil… Autre déterminant important, et qui croise la question de l’insertion et de l’accompagnement, c’est tout ce qui relève du lien social. Organiser une sortie culturelle, passer des moments collectifs, développer des liens de solidarité. C’est un facteur protecteur très important par rapport à la santé mentale, ainsi que pour trouver des ressources dans son entourage, demander de l’aide.

Il existe également une famille de déterminants plus éloignés, mais importante, qui relève des modes de production, l’organisation du travail, les modes agraires, le système d’eau, l’exposition à des facteurs environnementaux, le système scolaire, plus largement l’organisation de la société. L’âge et le genre également. Tout cela a un impact important sur la santé des personnes.

Comment un professionnel de la formation ou de l’insertion peut-il tenir compte de tous ces facteurs ?

Dans une posture d’accompagnateur ou de formateur, on ne peut pas individuellement agir sur tout.  Il faut réfléchir à sa pratique, à la manière dont on peut influencer de manière positive ou négative le sentiment de confiance et de bien être des personnes. C’est un rôle très important, celui de développer les compétences des personnes et leur pouvoir d’agir. Un formateur doit décider s’il va être plutôt dans une approche pédagogique qui va valoriser les compétences, les réussites, ou plutôt les échecs. C’est un choix qui aura une influence importante sur la confiance en soi de l’apprenant, dans la compétence qu’il est en train d’acquérir. Est-ce que le formateur va faire de la place à l’expérimentation ou faire un déroulé de cours, par exemple ?

Les formateurs ne sont pas seuls, ils sont inclus dans une organisation, en contact avec d’autres formateurs, des collègues chargés de l’insertion, des administratifs, etc. Il faut travailler collectivement entre professionnels de la formation et professionnels de l’accompagnement, créer des ponts pour pouvoir soutenir au mieux les personnes. L’objectif du formateur c’est bien d’insérer la personne au final.

Selon vous, il faut modifier l’ingénierie de formation ?

Au fond, l’ingénierie c’est bien le système dans lequel les personnes viennent faire leur formation. Or le mode d’organisation et le déroulé des cours va avoir un impact sur la santé des personnes, c’est un déterminant. Réfléchir sur la pédagogie a un effet important sur leur sentiment de compétence, tout comme la manière de faire vivre les enseignements, comment on se les applique à soi-même, sans pour autant vouloir être exemplaire.

L’idée, a minima, c’est de se demander si on fait plus de bien que de mal dans son domaine. Quand je suis en face à face avec mon groupe, comment je peux avoir un impact positif au travers de mon ingénierie de formation ? Mais aussi comment en équipe on mène une réflexion pour améliorer le système. L’idéal c’est que la problématique soit traitée de manière collective au sein des structures.

Si en formation on renforce le sentiment de compétence pour un groupe de personnes, que l’on fait bien attention à ce que ce soit positif, qu’on appuie sur les compétences plutôt que sur les échecs, mais que c’est tout l’inverse dans le parcours d’insertion, c’est peine perdue. La mémorisation se fait plus sur l’échec que sur les réussites.

Qu’entendez-vous par « compétences psychosociales » ?

On appelle compétences psychosociales, les aptitudes essentielles de tout un chacun. Elles sont de trois ordres : émotionnelles, comment je me comprends, comment je peux anticiper ce que je vais percevoir, comment je me connais ; sociales, comment je suis avec les autres, comment je parle, je demande de l’aide, comment m’exprimer clairement (ce qui n’est pas toujours simple) ; cognitives : on y retrouve les compétences de base, écrire, lire, compter, comment j’imagine mon avenir, comment je me projette.

Ces compétences, c’est ce qu’on utilise tous les jours, notre escarcelle. Une sorte de sac à expériences dans lequel on va piocher pour faire face à ce que l’on rencontre dans notre vie quotidienne, qui nous permet de prendre des décisions. Elles ne sont pas équivalentes d’un individu à un autre.

Qu’apportent les compétences psychosociales en matière de santé ?

Elles font partie de ce qu’on appelle les facteurs protecteurs, comme les modèles pédagogues. Pour faire un parallèle, quand on cherche à renforcer les compétences psychosociales, on travaille souvent en groupes parce que cela permet notamment de percevoir les compétences des autres et de se les approprier. Cela permet d’agrandir notre sac, l’éventail de nos solutions, d’augmenter notre panel de possibles. Plus on a de liens sociaux, plus on rencontre les compétences des autres, plus on s’enrichit.

A travers l’ingénierie de formation, on développe des compétences techniques, mais on peut aussi développer des compétences psychosociales. Si un élève ne comprend pas des consignes, et qu’il n’est pas en capacité de poser une question et de demander de l’aide, on entre dans un cercle vicieux. Si dans ma posture professionnelle je ne facilite pas le questionnement ou que je renvoie la faute sur l’apprenant, je ne vais pas du tout avoir un impact positif sur les compétences. Ce n’est pas forcément de faire un travail formel sur les compétences psychosociales, mais bien de les mobiliser, les favoriser, mettre des règles du jeu aidantes. Il faut valoriser les qualités, aller sur les points forts des apprenants, leur permettre de demander de l’aide ou leur laisser exercer leur esprit critique.

Mais finalement, tout cela c’est de la pédagogie ?

C’est assez fréquent pour les professionnels qui suivent nos formations, qu’ils soient enseignants, soignants, animateurs, professionnels de l’insertion, de venir avec une certaine idée de ce qu’est la santé. Au point que certains viennent chercher une caution de ce qu’ils font. Nous leur parlons de définitions, de déterminants, et c’est parfois assez perturbant pour eux.

La santé c’est aussi comment on envisage la vie en société, le vivre ensemble. Les personnes ne sont pas seules responsables de leurs comportements. Si on ne prend pas en compte cette réalité, cela renforce les inégalités sociales de santé. Nos publics sont constamment exposés à des injonctions, sur ce qu’il faut manger, sur la nécessité de faire de l’activité physique. S’ils n’y arrivent pas, ils peuvent avoir un sentiment d’injustice ou de ne pas être à la hauteur, et ça a des effets sur la motivation à s’occuper de soi. Informer les gens c’est bien, mais il faut aussi prendre en compte leurs conditions matérielles. Il faut travailler sur les freins et comment les personnes peuvent les dépasser.

On a chacun nos propres représentations, nos normes culturelles, religieuses, etc. Si on ne fait pas avec la personne dans ce qu’elle est, on peut avoir des effets délétères, aggraver les inégalités alors qu’on pensait bien faire au départ. Il faut faire avec les gens, eux savent.

Quel est le message que vous voudriez faire passer en priorité ?

Déjà, changer la manière de percevoir la santé. De sortir de l’idée qu’il y a une bonne et une mauvaise santé, que ce soit la maladie ou la non-maladie. Se dire qu’on a tous un rôle à jouer, sans forcément parler de santé. Par ailleurs, il faudrait partir du principe qu’on a tous des compétences, qui que ce soit, et que ce serait bien qu’on le sache. Aux formateurs et animateurs, nous disons, ne vous inquiétez pas, le groupe, les personnes, sont intelligents et si vous leur faites confiance, ils avanceront.

Nous portons tous un regard différent en fonction du public, mais c’est une approche valable pour tout le monde. Même si elle est plus nécessaire pour des publics fragiles, qui manquent de confiance en eux, qui ne savent pas qu’ils savent, qui ont connu des échecs à l’école, dans une société qui ne leur renvoie pas forcément une belle image.

Cap Métiers - 4 février 2021

Concepts utiles sur la santé des publics

Comportements de santé

« La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. La possession du meilleur état de santé qu’il est capable d’atteindre constitue l’un des droits fondamentaux de tout être humain, quelles que soit sa race, sa religion, ses opinions politiques, sa condition économique ou sociale. » (OMS)

Un récent état des lieux sur la santé des jeunes (https://www.ors-na.org/publications/la-sante-des-jeunes-de-nouvelle-aquitaine/) présente les indicateurs de santé disponibles à partir des bases de données nationales ainsi que des résultats d’enquêtes mises en œuvre spécifiquement en Nouvelle-Aquitaine.

Il est organisé en trois volets : un volet  apporte un éclairage sur les déterminants comportementaux de santé. L’un de ses objectifs est de comparer les comportements de santé des jeunes selon leur activité : apprentis, jeunes en insertion, étudiants. Il met en évidence des comportements favorables à la santé à confirmer chez les jeunes, notamment ceux rencontrant des difficultés d’insertion.

Déterminants de santé

« Les déterminants de la santé sont les facteurs personnels, sociaux, économiques et environnementaux qui déterminent l’état de santé des individus ou des populations. » (OMS)

Lire la « Carte de la santé et de ses déterminants » proposée par le Ministère de la santé et des services sociaux de Québec.

Posture éducative en promotion de la santé

« Il s'agit de l'attitude de l'adulte en position d'éducation qui tend à essayer de comprendre et de considérer ce que l'autre ressent. C'est selon Rogers une manière de "marcher dans les pas de l'autre ou de chausser ses lunettes". »

Un webinaire de l’Ireps Nouvelle Aquitaine "Posture éducative et message en santé en éducation pour la santé" aborde la promotion de la santé et la posture de l'éducateur. Il donne des éléments pour animer des séances individuelles et collectives et permettre aux professionnels de prendre du recul sur leurs pratiques.

Littératie en santé

La littératie en santé c’est… « La capacité de trouver, de comprendre, d’évaluer et de communiquer l’information de manière à promouvoir, à maintenir et à améliorer sa santé dans divers milieux au cours de la vie. » (Association canadienne de la santé publique, 2008).

La littératie en santé. Synthèse bibliographique. C Ferron, FNES, octobre 2017 - Cette synthèse pose les bases théoriques, conceptuelles et méthodologiques de la littératie en santé. Elle explore les liens entre littératie en santé et promotion de la santé, ainsi que les mesures et interventions favorables au développement de la littératie en santé. Elle présente les déterminants de la littératie en santé mais la positionne également comme un déterminant majeur de la santé et un médiateur des inégalités sociales de santé. Lire le document

La littératie en santé : d’un concept à la pratique. Guide d’animation. Cultures & santé, 2016 - Ce concept désigne la capacité d’accéder, de comprendre, d’évaluer et d’appliquer l’information de manière à promouvoir, à maintenir et à améliorer sa santé et celle de son entourage dans divers milieux au cours de la vie. La première partie de ce guide entend fournir des repères pour comprendre ce qu’est la littératie en santé (LS). La seconde partie présente 11 pistes d’animation permettant de renforcer la LS des membres d’un groupe. Lire le document

Communiquer pour tous. Les enjeux de la littératie en santé. Santé publique France, La Santé en action, n°440, juin 2017, pp. 8-38 - La littératie en santé est un déterminant majeur de la santé des populations. C’est la motivation et les compétences des individus à accéder, comprendre, évaluer et utiliser l’information en vue de prendre des décisions concernant leur santé. Ce dossier porte sur les conditions favorables à la littératie en santé (éducatives, sociétales, économiques…), à travers les analyses et témoignages d’une vingtaine d’experts et intervenants de terrain. Lire le document

Autres ressources documentaires

Bip-Bop : base de données bibliographiques et d’outils pédagogiques
Cette base de données alimentée par plusieurs Ireps en France recence des ouvrages et des outils pédagogiques en éducation et promotion de la santé.
Accéder à Bip-Bop

Prévention et promotion de la santé : une responsabilité collective
Actualité et Dossier en Santé Publique, n°103, juin 2018. Après avoir défini la promotion de la santé et la prévention, les outils et ressources existants, la nécessité d'évaluation, ce dossier présente quelques illustrations de la responsabilité collective en matière de santé : aménagement urbain, qualité de vie au travail, promotion de la santé à l'école, dans les services judiciaires pour la jeunesse... En matière de conduites addictives, une réflexion est proposée pour une politique de prévention respectueuse des libertés individuelles.
Lire le document

Informer et conseiller de manière compréhensible : Guide pratique
B Weil, L Hadorn, Alliance Compétences en santé, Fédération des médecins suisses, 2019. Ce guide pratique entend contribuer à améliorer l’information et le conseil auprès de personnes disposant de compétences en santé limitées. Un objectif central de ce document est de sensibiliser les professionnels à la problématique des faibles compétences en santé.
Lire le document

Chômage et comportements de santé. Une santé dégradée pour les personnes sans emploi
Résultats du Baromètre de Santé publique France 2017. R Andler (et al.). La Santé en action, n° 452, juin 2020, pp. 43-44.
Lire le document

L’estime de soi chez les étudiants à l’université : liens avec les comportements de santé et les problèmes de santé mentale et physique [thèse].
J Arsandaux. Bordeaux : Université de Bordeaux, décembre 2019, 371 p. L'auteur de cette thèse a étudié les liens entre l’estime de soi et la santé chez les étudiants à l’université, en termes de comportements liés à la santé, de santé perçue (mentale et physique) et de pensées suicidaires.
Lire le document

 

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