Filière viticulture et dynamiques agricoles de territoires néo-aquitains

Emploi et insertion professionnelle

Filière viticulture et dynamiques agricoles de territoires néo-aquitains

La Draaf Nouvelle-Aquitaine vient de publier trois études : la première concerne un diagnostic de territoire sur les dynamiques agricoles en Val de Garonne Guyenne Gascogne. L’agriculture joue un rôle déterminant au sein des communes de ce territoire. Grâce à la diversité des terroirs, elle révèle une palette de productions riche et diversifiée : grandes cultures, productions légumières, viticulture, élevage de bovins mais aussi de volailles... Ce territoire a la particularité d’inclure deux AOP viticoles dans leur intégralité, dotées chacune d’une coopérative.

Quelques chiffres : En 2016, 5 500 salariés ont travaillé pour le compte d’une exploitation agricole. 84 % d’entre eux étaient dans le cadre d’un emploi occasionnel ou saisonnier.
43 % de ces emplois relèvent du commerce de gros de produits agroalimentaires, 41 % des industries agroalimentaires et 16 % du commerce artisanal (boulangeries, boucheries). La transformation de fruits et légumes regroupe près des trois quarts de l’effectif salarié des industries agroalimentaires. Viennent ensuite les activités de vinification (9 %) et de transformation de viande (7 %).
En 2015, on dénombre 382 établissements relevant de la filière forêt-bois, regroupant un effectif de 1 466 salariés fin 2015, soit près de la moitié des emplois de la filière au niveau départemental. 

Les résultats économiques 2018 en viticulture est la deuxième publication de la draaf paru mi-juillet. Les résultats économiques annuels sont à nouveau très hétérogènes. Les exploitations viticoles retrouvent un niveau de résultat habituel après deux années marquées par les aléas climatiques. Stables pour les céréaliers, ils sont en retrait chez les éleveurs confrontés notamment au manque de fourrage.

Enfin, une dernière publication concerne la filière des vins de Vienne. Avec un vignoble en pleine renaissance, le territoire se caractérise par un grand nombre de petits détenteurs de vigne côtoyant de grandes exploitations viticoles, peu nombreuses. Leurs productions s’orientent de plus en plus vers les signes de qualité et de reconnaissance (AOP, IGP et Bio). La structuration de la filière (vinification, première commercialisation) et les types des vins produits les rapprochent plus des vins de Loire que de Nouvelle-Aquitaine.

En 2018, selon la MSA, une quarantaine d’exploitations, spécialisées ou non en viticulture, ont eu recours à du salariat extérieur pour des travaux spécifiquement viticoles, soit près de 400 salariés pour une centaine d’équivalents temps plein annuel, sont âgés en moyenne de 40 ans, et les deux tiers sont des hommes.

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