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La transition écologique

La transition écologique implique une utilisation rationnelle et efficace vis-à-vis de toutes les ressources, y compris la sollicitation des régulations naturelles (climat, écosystèmes), et de résilience face aux aléas climatiques pour les territoires, les procédés industriels et agricoles, les biens et les services.

Elle concerne notamment :
• la rénovation thermique des bâtiments
• l’adaptation des transports et de l’aménagement des territoires
• la production, le stockage et les usages des énergies
• la sobriété en eau
• la préservation et la restauration des écosystèmes
• l’économie circulaire
• la moindre dépendance aux ressources rares.

Parmi les leviers envisagés pour assurer cette transition, on retrouve l’innovation technologique et organisationnelle, la recherche et développement et les procédés industriels. En effet, un travail sur tous les procédés permettant d’économiser les ressources naturelles est nécessaire : investissements, formation, intégration des innovations jusqu’aux consommateurs et utilisateurs.

La stratégie nationale de transition écologique vers un développement durable 2015 - 2020

La stratégie nationale de transition écologique vers un développement durable 2015-2020 fixe le cap en matière de développement durable. Elle assure la cohérence de l’action publique et facilite l’appropriation par le plus grand nombre des enjeux et des solutions à apporter.

Elle repose sur trois piliers : Définir une vision à l’horizon 2020 ; Transformer le modèle économique et social pour la croissance verte ; Favoriser l’appropriation de la transition écologique par tous.
Sur ce dernier point, la stratégie renforce la pédagogie et l’accompagnement des acteurs pour les aider à structurer et amplifier leurs démarches en faveur de la transition écologique via notamment l’éducation, la formation et la sensibilisation pour la transition écologique et le développement durable.

A l’échelle des territoires, la stratégie a vocation à être utilisée par les partenaires locaux et tout particulièrement les collectivités locales. Celles-ci, avec l’appui des services de l’État, poursuivront l’élaboration et le déploiement des territoires à énergie positive pour une croissance verte, des projets territoriaux de développement durable…

En savoir plus sur la Stratégie nationale de transition écologique 

La transition écologique dans la relation emploi-formation

La transition écologique apparaît comme un changement de modèle économique global, s’exprimant par des changements de modèles d’organisation, de production et de consommation pour la société toute entière, vers une économie à la fois plus compétitive et respectueuse de l’environnement, permettant une croissance durable et une amélioration quantitative et qualitative de l'emploi.

Au-delà des filières à fort potentiel de développement, c’est l’ensemble de l’économie et de nombreux métiers qui "verdissent" ou sont en mutation. Aussi la transition écologique et ses conséquences sur les compétences et les modes d’organisation du travail doivent désormais être prises en compte.

Tel était l’un des sujets de la Conférence environnementale de 2013. Pour favoriser et sécuriser les transitions professionnelles liées à la transition écologique et accompagner les reconversions des bassins d’emplois et des salariés, il est nécessaire de rendre plus visibles les opportunités que peuvent constituer les filières vertes et lancer des démarches sur les transférabilités professionnelles au sein des branches et au sein des bassins d'emploi entre métiers des filières traditionnelles et métiers de l'économie verte.

En Poitou-Charentes, la Région propose aux entreprises un Contrat de mutation sociale, écologique et solidaire pour accompagner celles qui s’engagent durablement dans une démarche globale de mutation, prenant en compte l’excellence environnementale, l’autonomie énergétique et l’emploi.

Comment aider les filières à adapter leurs compétences à la transition écologique ?

Quel accompagnement formation faut-il mettre en place pour épauler les filières impactées par la transition écologique ? Comment prendre en charge ces besoins dans le cadre de la construction des plans régionaux pour le développement de la formation et de l’orientation professionnelles (CPRDFOP) ?

Deux questions auxquelles répond le CNEFOP dans un rapport qui propose un état des lieux de 9 filières : Agriculture ; Agro-alimentaire ; Gestion, recyclage et valorisation des déchets ; Energies renouvelables ; Réseaux électriques intelligents ; Automobile ; Bâtiment ; Chimie ; Plasturgie. Certaines de ces filières expriment des besoins de formation qui ne sont pas satisfaits. Après examen, quatre filières professionnelles dont les besoins de formation liées à la transition écologie ne sont pas satisfaits doivent être accompagnés en priorité : bâtiment, agriculture, déchets, énergies renouvelables.

La filière bâtiment est confrontée à un enjeu de généralisation en termes de maillage du territoire par des organismes de formation de proximité dans le but de toucher les TPE.
Pour la filière agriculture, l’enjeu est de passer d’initiatives pionnières en agro-écologie au changement généralisé pour l’ensemble des exploitations agricoles, en mobilisant notamment le FEADER. Les filières liées au développement des énergies renouvelables se heurtent au problème des métiers industriels en tension (manque de soudeurs, de chaudronniers, de techniciens de maintenance…).
Les filières industrielles liées au recyclage et à la valorisation des déchets sont confrontées à des besoins de compétences non satisfaits s’agissant des métiers du recyclage des déchets industriels(opérateurs de tri, chef d’équipe) qui manquent de candidats en formation initiale.

Des priorités communes à toutes les filières ont aussi été repérées comme prioritaires par le CNEFOP. Les métiers industriels sont indispensables pour le développement des filières émergentes. L’accompagnement des chefs d’entreprises des TPE-PME est aussi considéré comme nécessaire pour satisfaire aux normes qualité découlant des exigences environnementales, de même que la formation à certaines compétences du domaine du numérique. Enfin, le CNEFOP juge important d'inciter les branches à se saisir de tous les outils de gestion des ressources humaines et de formation professionnelle pour gérer les mutations. Les liens entre les branches et les professionnels de l’orientation doivent être renforcés pour prendre en compte les évolutions des métiers et diffuser l’information au grand public. Le SPRO y a un rôle déterminant à jouer.

Si la plupart des régions avait dans l’ensemble identifié à l’époque de la signature des derniers CPRDFP (2011-2012) un enjeu autour de la transition écologique, le rapport relève que Poitou-Charentes fait partie des rares qui en ont fait une orientation structurante majeure.

 

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