Les impacts du Covid-19 sur les métiers du numérique, de l’ingénierie, du conseil et de l’événement

Compétences et besoins de l'économie

Les impacts du Covid-19 sur les métiers du numérique, de l’ingénierie, du conseil et de l’événement

Malgré le recours aux mesures d’accompagnement mises en œuvre en termes d’emploi et de formation (activité partielle, FNE formation, fonds de solidarité, aide au recrutement d'un jeune...), les entreprises de la branche les métiers du numérique, de l’ingénierie, du conseil et de l’évènement, en fonction de leur métier, de leur implantation ou encore de leur taille, sont diversement impactées par la crise du Covid-19.

D'après une étude de l'Apec à la demande de l'OPIIEC, les recrutements de cadres en 2020 sont en baisse de 30 à 40% par rapport à 2019 (entre 170 000 et 200 000 postes) et le nombre d’offres d’emploi global a diminué de 33% sur janvier-septembre 2020 (par rapport à 2019). Ces baisses de recrutement sont dues à la difficulté pour les entreprises de retrouver leur niveau d’activité et à leur faible visibilité à court terme.

Quatre populations apparaissent fragilisées par la crise : les jeunes diplômés, les cadres en fin de carrière, les cadres demandeurs d’emploi et les salariés de TPE et PME.

La branche pourrait perdre entre 10 000 et 100 000 emplois salariés, avant de les regagner progressivement jusqu’en 2022, notamment du fait de la croissance du numérique qui devrait repartir plus vite.

Les régions sont différemment impactées : celles dont l’empreinte industrielle est plus diversifiée résistent mieux et devraient permettre aux entreprises de renouer avec la croissance en 2022 comme la Nouvelle-Aquitaine notamment.

Parmi les stratégies de développement, de nouvelles offres et la prospection de nouveaux secteurs clients, de grandes tendances se dessinent : dans le secteur des études et du conseil, une première offre s'oriente vers la digitalisation des activités et le développement de nouveaux outils en ligne comme les formations professionnelles en ligne ou le développement de nouvelles offres de conseil comme la veille stratégique ou celles tournées vers la gestion de crise dans le domaine du conseil en management.

3 entreprises sur 5 identifient des profils fragilisés par la crise. Le profil de salarié le plus à risque qui se dégage est le métier d’Assistant(e). Le profil type porteur dans la branche est celui du développeur qui travaille pour l’industrie de la Santé.
Dans l’ingénierie, deux tiers des entreprises jugent que certains profils/métiers sont en risque.

Près de 30% des entreprises de la branche ont mis ou vont mettre en place des formations pour répondre à la crise sanitaire. 

Lire l'étude de l'OPIIEC ; Consulter l'infographie 

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