Préconisations sur l’obligation de formation des jeunes entre 16 et 18 ans

Orientation et parcours

Préconisations sur l’obligation de formation des jeunes entre 16 et 18 ans

La loi du 26 juillet 2019 « Pour une École de la confiance » a institué une obligation de formation pour tous les jeunes entre la fin de la scolarité obligatoire (16 ans) et jusqu’à leur majorité. (voir notre info).

Applicable à partir de la rentrée 2020, cette obligation de formation pourra prendre différentes formes : reprise de la scolarité, apprentissage, stage de formation, service civique, parcours d’insertion… La loi a confié aux Missions locales le contrôle du respect de cette obligation de formation.

Un rapport « Formation obligatoire des 16-18 ans - Passer d’un droit formel à un droit réel » remis au Premier ministre le 13 janvier formule des préconisations visant à améliorer le repérage des jeunes « Neet » (ni en emploi, ni en études, ni en formation), estimés à environ 4 à 5 % de la classe d’âge 16-18 ans (soit autour de 70 000) et à faire en sorte que les pouvoirs publics puissent leur proposer des solutions de formation et d’insertion.

Parmi les trente propositions contenues dans le rapport, plusieurs visent à renforcer la lutte contre le décrochage scolaire et la coordination entre l’Education nationale, les Missions locales, et les acteurs et financeurs locaux :
  • Clarifier le paysage de la prévention et de la lutte contre le décrochage scolaire au sein de l’Education nationale en intégrant au sein des réseaux Foquale les missions de lutte contre le décrochage (MLDS) et les groupes de prévention du décrochage scolaire (GPDS).
  • Mettre en place une «base communautaire» à disposition des réseaux Foquale et des Missions locales (et à moyen terme des autres acteurs concernés) pour faciliter l’échange d’information sur la situation des jeunes au regard de l’obligation de formation.
  • Organiser conjointement sous l’égide de la Direccte et des autorités académiques des formations communes pour sensibiliser les personnels des Missions locales, des réseaux Foquale mais aussi de Pôle emploi à la nouvelle obligation de formation et aux bonnes pratiques en matière d’accompagnement de jeunes en situation de décrochage.
  • Engager un dialogue entre État et Régions sur la nécessaire clarification des responsabilités pour le financement des actions pré-qualifiantes à destination des jeunes sortis du système scolaire mais soumis à l’obligation de formation et les conséquences juridiques et financières à en tirer.

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