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Energie - Stockage

La Région Nouvelle-Aquitaine a adopté son Schéma régional de développement économique, d'innovation et d'internationalisation (SRDEII) en décembre 2016. Il formalise la politique de la Région en matière d'aide aux entreprises et sa vision pour le développement économique du territoire.
La Région se donne comme ambition d'organiser et de promouvoir des filières prioritaires.

La filière Energie - Stockage fait partie de ces filières prioritaires.

Présentation de la filière

Au niveau régional

C’est par l’exploitation de ressources naturelles (énergie solaire, méthanisation, biomasse, énergie géothermique, éolien, énergies marines, hydrogène, pétrole etc) que l’on produit et stocke des énergies utiles à la vie quotidienne. On parle aujourd’hui de la filière "Industries des nouveaux systèmes énergétiques", qui peut être une réponse aux enjeux du XXIe siècle. La filière représente 150 000 emplois et un chiffre d'affaires de 23 milliards d'euros.

Quatre types d’activités composent la filière :

  • Efficacité énergétique,
  • Stockage de l’énergie,
  • Energies renouvelables,
  • Réseaux énergétiques territoriaux intelligents.

Outre la maîtrise des énergies, c’est celle du numérique qui est essentielle pour les acteurs de la filière car elle offre des solutions inédites en matière de production, de distribution et de consommation d’énergie par les réseaux intelligents.
Le secteur de l'énergie connaît donc des transformations majeures et rapides, sous la pression d'enjeux économiques et socio-environnementaux. Cependant les industries pétrolières et nucléaires
sont en proie à des difficultés et affichent une baisse de recrutement.

L’autre enjeu de la filière est celui du stockage d’énergie par batterie et c’est d’ailleurs sur les technologies de stockages que mise la Région Nouvelle-Aquitaine en termes de compétitivité et de réussite de sa transition
énergétique (cf feuille de route Neo Terra). Elle a d'ailleurs créé, avec d'autres partenaires, le cluster Energies stockage pour structurer la filière régionale et souhaite devenir une "lithium valley" européenne.


Au niveau national

Le 1er contrat de filière a été signé en mai 2019 dans lequel le comité stratégique déploie 4 axes de développement :

  • Développer une offre d’énergie décarbonée compétitive,
  • Construire une industrie française de l’efficacité énergétique et des smart grids permettant l’auto-financement de la transition énergétique,
  • Engager une reconquête industrielle stratégique,
  • Fédérer la filière pour mutualiser objectifs et dynamiques.

En novembre 2021, la filière Nouveaux systèmes énergétiques dresse un bilan positif de la réalisation des actions de son premier contrat stratégique, avec la plupart des actions menées à terme grâce à l’implication de plus de 600 contributeurs répartis en 18 groupes thématiques.

Un nouveau contrat de la filière s’inscrit dans la continuité du contrat précédent tout en l’adaptant aux nouvelles priorités définies par la crise sanitaire. Il vise en particulier à formaliser les engagements réciproques de l’Etat, des entreprises industrielles et des organisations syndicales afin de faire de la transition énergétique une opportunité de réindustrialiser la France.

Il s’articule autour de 4 axes prioritaires, chacun présentant des actions structurantes à mettre en œuvre et notamment "Fédérer la filière autour de dynamiques transverses et d’accompagnement du changement".

Parmi les objectifs attendus d'ici 10 ans :

  • les éléments de diagnostic actuels et prospectifs des métiers et compétences des nouveaux systèmes énergétiques doivent être connus de tous les acteurs et les parties prenantes pour en avoir une vision partagée ;
  • les tensions actuelles sur certains métiers doivent être en réduction, voire, idéalement, résolues ;
  • les mécanismes d’ajustement entre la « demande » en compétences par la filière et l’« offre » des acteurs de la formation initiale / continue doivent être en place et fonctionnels ;
  • l’attractivité des métiers de la filière doit s'améliorer, en particulier auprès des jeunes ;
  • l’accès aux métiers des nouvelles filières doit être développé pour les salariés en insertion ou en reconversion par une offre de formation et un accompagnement adapté.

Evolution de l'emploi et des métiers

L’accélération des ruptures technologiques, les attentes sociétales, l’ambition des politiques publiques sur l’énergie, nécessitent d’anticiper les besoins en compétences, de faciliter l’accès au monde du travail du plus grand nombre, de sécuriser les parcours professionnels en regardant les questions de formation et de passerelles. Deux chantiers ont été lancés sur les principaux métiers de la filière et ceux de techniciens, en s'appuyant notamment sur l'EDEC de la filière Electricité :

  1. Valoriser et rendre attractifs les métiers de la filière des industries de l’énergie
  2. Piloter un chantier écosystème des formations initiale et continue : réalisation d’une étude prospective simplifiée des besoins en compétences et des besoins de recrutement (dont alternance), analyse de l’adéquation de l’offre de formation existante pour répondre aux besoins en recrutement et compétences des entreprises, mener des expérimentations visant à adapter l’offre et rapprocher les entreprises des acteurs de la formation.

Trois grands domaines d’activités composent la filière :

  • Conception et construction : R&D
  • Ingénierie d’exploitation et maintenance
  • Vente et commercialisation

Certains métiers sont très recherchés et en tension, tels que chef de projets, chargé d’affaire foncier, chargé de mission concertation, chargé d’études environnement par exemple.
Mais la filière recherche aussi des chaudronniers, des soudeurs, ou encore des conducteurs de travaux ou chefs de chantiers.

> S'informer sur les métiers de la filière "Chimie et matériaux" :

Formations en Nouvelle-Aquitaine

Pour travailler dans la filière, l’entrée se fait au minimum avec un bac professionnel, jusqu’au bac+5 pour des postes à responsabilité ou même Bac+8 pour travailler dans la recherche. Les BTS et les Dut peuvent se poursuivre par une année de spécialisation en licence professionnelle.
Toutefois la filière recherche aussi des chaudronniers, des soudeurs, ou encore des conducteurs de travaux ou chefs de chantiers.

Pour se former à un métier d'un des secteurs de la filière, il est possible de rechercher une formation en Nouvelle-Aquitaine par voie d'apprentissage, par voie scolaire ou la formation continue avec l'application Formation de Cap Métiers.