Filière des batteries électriques : adapter l’offre de formation est crucial

Compétences et besoins de l'économie

Filière des batteries électriques : adapter l’offre de formation est crucial

La filière batteries en France se structure autour de trois pôles géographiques majeurs : les Hauts-de-France, la Nouvelle-Aquitaine et Auvergne-Rhône-Alpes.
En Nouvelle-Aquitaine, la filière est représentée dans deux usines de fabrication de batteries à Poitiers et Nersac, un pôle Recherche à Bruges et un pôle de compétitivité à Pessac.

Le développement important de l’électrification des véhicules fait naître des besoins en compétences spécifiques au sein de l’interindustrie.

Dans ce contexte de forte croissance de la demande en batteries électriques, l’Observatoire Compétences Industries de l’Opco 2i publie une étude sur les besoins en compétences et en formation de cette filière.
L’objectif de cette étude est de cerner l’évolution attendue des métiers et des compétences de la filière, afin de s’assurer de l’adéquation des formations aux besoins des entreprises.

L’OPCO 2i identifie 30 métiers clés pour la filière batteries en France et détermine entre 14 et 58 compétences impactées selon les branches.

Les branches Chimie et Métallurgie sont les plus impactées en termes d’emploi par le développement de la filière.
Les besoins en compétences concernent l’habilitation de sécurité, la maintenance, les technologies de procédés industriels et l’électrochimie.

Des profils particuliers sont recherchés parmi les opérateurs/techniciens, les ingénieurs (chimie, procédés, sécurité, qualité et maintenance) et les managers responsables.

Selon l’Opco 2i, au regard de la quantité d’emplois mobilisés, des compétences requises et des enjeux en termes de développement industriel, l’offre de formation est réduite : les formations sont peu nombreuses, ne ciblent que partiellement le besoin en compétences à court terme et les formations en lien direct avec la filière sont limitées.

Les formations sont encore peu adaptées à la réalité de l’outil industriel et aux nouveautés mises en œuvre. Les formations dédiées à la filière sont aujourd’hui déployées majoritairement par des organismes de formation orientés vers l’automobile ou les énergies nouvelles, ayant ouvert quelques modules spécifiques pour la batterie électrique.

Ainsi, un grand nombre de formations périphériques existent mais très peu de formations spécifiques. Elles concernent des niveaux de formation bac +3 à bac +6 pour le génie industriel, la chimie, la science des matériaux, l’automatisation, la mécatronique et les procédés ainsi que des niveaux de formation CAP à Bac+2 pour la maintenance et l’électrotechnique.

L'Opco 2i fait quatre recommandations pour rendre l'offre de formation en adéquation avec les besoins :

  • A court terme : concevoir un plan de formation local en étudiant l’opportunité de création d’une « école de la batterie », et proposer une GPEC au niveau de la filière.
  • A moyen terme : dynamiser l’attractivité de la filière, former les ingénieurs par le développement de l’offre de formation initiale et l’adaptation de la formation continue et valoriser les métiers de chercheurs pour éviter la fuite de talents à l’étranger et favoriser leur intégration dans le tissu industriel.
Consulter l’étude complète

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