L’intégration du facteur humain dans les projets Industrie du futur

Compétences et besoins de l'économie

L’intégration du facteur humain dans les projets Industrie du futur

L'Opiiec a publié une étude sur l’intégration du facteur humain dans les projets "Industrie du futur".

Les retours d'expérience des entreprises plébiscitées pour accompagner le déploiement des technologies de l’Industrie du Futur mettent en avant l’importance des facteurs organisationnels et humains (FOH) dans la réussite des projets. Ils soulignent notamment la nécessité d’intégrer les populations directement impactées (opérateurs, managers, fonctions support...) tout au long de la démarche pour accompagner les transformations du travail et anticiper les nouvelles compétences requises.

L'étude tente de proposer à la branche les leviers et actions adaptés pour accompagner les TPME de l’ingénierie, du conseil et du numérique et leurs salariés à sortir d’approches parfois trop souvent techno-centrées en intégrant mieux le facteur humain et organisationnel dans leurs interventions. Parmi les points clés, on notera la conduite de projet, l’évaluation des impacts organisationnels et RH, la conduite du changement en prenant en compte les attentes des opérateurs, leurs réserves, les conditions d’appropriation de ces nouvelles solutions ou encore l’identification des freins et moteurs à l’adoption des changements induits...

La crise sanitaire a accéléré la digitalisation des organisations et des habitudes de travail, dans un contexte de forte tension économique : pour soutenir l’économie, le gouvernement a mis en place de nombreux plans de soutien aux industriels, notamment aéronautiques et automobiles avec des plans spécifiques. Ils permettent aux PME et ETI industrielles de bénéficier de financement pour investir dans les technologies permettant d’améliorer la compétitivité des processus de production. Sont ainsi concernés les équipements robotiques, les logiciels et équipements de réalité augmentée et de réalité virtuelle, les machines intégrées destinées au calcul intensif et les capteurs physiques.

L’industrie 4.0, matérialisant une 4ème étape de révolution industrielle, regroupe l’ensemble des nouvelles technologies permettant à l’industrie de mieux s’adapter aux exigences de compétitivité et de flexibilité des marchés. Elle intègre en particulier les technologies de digitalisation, de virtualisation, de robotisation intelligente, de systèmes de pilotage avancés et de procédés / matériaux de fabrication innovants. Cela suppose que les étapes précédentes ont été franchies, en particulier le déploiement du Lean Manufacturing et la maîtrise des données.

Les technologies sont multiples et requièrent des compétences de différentes natures. Il s’agit d’équipements industriels de nouvelle génération qui sont complexes, numériques et qui modifient à la fois les procédés, les processus de l’entreprise, les outils de gestion, l’organisation du travail voire même le modèle économique dans son ensemble. Science des données, ingénierie des matériaux, cybersécurité... sont autant de compétences à développer, mais surtout à intégrer dans une logique collaborative à l’ensemble des métiers de l’entreprise qui vont être impactés par la transformation.

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