L’impact de la crise sanitaire sur les entreprises et leurs organismes de formation

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L’impact de la crise sanitaire sur les entreprises et leurs organismes de formation

La Dares publie les résultats d’une enquête auprès de vingt entreprises de divers secteurs, tailles ou localisations en France métropolitaine, choisies pour avoir créé leurs propres organismes de formation.

L’impact de la crise sur l’activité des entreprises n’a pas été le même pour toutes. L'effet secteur explique cette différenciation mais aussi d'autres facteurs. Être une grande entreprise, être en position monopolistique, être implantée dans un district industriel ou une économie locale dynamiques, ou encore avoir une clientèle diversifiée sont autant de facteurs leur ayant permis de mieux affronter la conjoncture.

Les entreprises ont recouru pour la première fois au chômage partiel afin d’éviter des licenciements. Les plus en difficulté ont aussi mis fin de manière anticipée à leurs contrats d’intérim ou CDD et ont bloqué l’embauche d’apprentis. Les TPE/PME enquêtées ont exprimé leur difficulté d’accès aux dispositifs en raison de procédures jugées complexes et d’un manque d’accompagnement dans leurs démarches administratives.

Si maintenir l’activité et l’emploi a été la priorité des entreprises enquêtées, la formation continue ne l’a pas été. Dans une majorité de cas, elles ont gelé leur plan annuel de formation, tel que défini fin 2019 ou début 2020. Par ailleurs, elles n’ont que rarement eu recours au FNE formation et n’ont pas incité leurs salariés à mobiliser le compte personnel de formation (CPF) ou le conseil en évolution professionnelle (CEP).

La mise à l’arrêt de la formation continue par ces entreprises au plus fort de la crise peut s’expliquer par le fait qu’elles ont la possibilité de la faire redémarrer à la demande, grâce à leur propre organisme de formation. Le binôme qu’ils forment leur a offert des avantages réciproques pour affronter les effets de la récession.

Positionnés sur des niches, ils sont le plus souvent en situation de quasi-monopole. Recevant des commandes régulières de la part de leur entreprise d’origine, ils sont en général peu dépendants d’autres opérateurs extérieurs. Ni sous-traitants ni donneurs d’ordre, ils forment pour leur propre compte avec leurs propres formateurs. Comme pour d’autres organismes, la crise sanitaire a eu pour effet d’accélérer la digitalisation de leurs formations.

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