Un besoin de près de 7500 recrutements par an estimés dans la Métallurgie d'ici 2027

Compétences et besoins de l'économie

Un besoin de près de 7500 recrutements par an estimés dans la Métallurgie d'ici 2027

D'après une étude de l'UIMM intitulée Commete, la branche métallurgie en Nouvelle-Aquitaine comptait un peu plus de 101 000 emplois salariés au 31 décembre 2017 et 104 000 en mars 2019. La région représente 7,5 % des salariés de la branche en France.

Ces emplois se répartissent de manière inégale sur le territoire avec notamment une forte concentration sur la zone d’emploi de Bordeaux qui constitue la première zone d’emploi pour la branche avec 24% des effectifs régionaux. Suivent les zones d’emploi de Pau (près de 8 000 emplois dans la branche) puis Bayonne (plus de 7 000 emplois) Angoulême (6 400), Châtellerault (5 800) et Limoges (5 200). Ces 6 zones d’emplois représentent 56 % des emplois.

D’ici à 2027, les besoins de recrutements sont estimés entre 7 000 et 7 500 par an. Trois secteurs tirent principalement cette demande : la fabrication de produits métalliques, l’aéronautique et spatial et l’installation-réparation.

Selon l’étude, au-delà du constat des besoins de recrutement, une vingtaine de certifications (sur près de 180 que compte la métallurgie) doivent être reprises ou créées, notamment en matière de fabrication additive ou de maintenance préventive.

L’enjeu de formation porte sur des métiers en développement autour de la R&D, de l’analyse des données, de la cybersécurité, des systèmes embarqués, de la programmation de machines numériques… mais aussi sur les métiers classiques d’ingénieur et ceux contraints de muter pour répondre à la digitalisation ou à la demande de produits plus écologiques. La multiplication de robots d’usinage transforme aussi la tâche des ouvriers chaudronniers ou soudeurs.

Huit orientations ont été proposées pour répondre aux problématiques du secteur :

  • élargir le sourcing et préparer les candidats aux métiers de premier niveau (via la formation continue),
  • renforcer l’acquisition des compétences industrielles fondamentales dans le cursus initial, 
  • encourager les mutualisations de compétences (via les Geiq notamment), 
  • développer les compétences au plus près des entreprises et des process (l'afest étant une des options possibles),
  • accompagner la transformation des entreprises (PME surtout), 
  • promouvoir les métiers de l’industrie, 
  • favoriser la mobilité et l’attractivité des territoires, 
  • adapter les certifications pour les métiers qui évoluent.
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