Assistant de régulation médicale : nouveau diplôme pour un nouveau métier

Compétences et besoins de l'économie

Assistant de régulation médicale : nouveau diplôme pour un nouveau métier

L'assistant de régulation médicale exerce ses missions dans les centres de réception et de régulation des appels des services d’aide médicale urgente. Il assure la réception des appels reçus par les SAMU- Centre 15 et contribue sur décision médicale au traitement optimal des demandes. Il participe à la gestion des moyens, au suivi des appels et des interventions.

Un diplôme d'assistant de régulation médicale est créé. Classé au niveau 4, il est accessible en formation initiale (dont apprentissage), en formation continue et par la VAE. Il est composé de 4 blocs de compétences :

  • Traitement d’un appel
  • Mobilisation et suivi des moyens opérationnels nécessaires au traitement de la demande sur décision médicale
  • Traitement des informations associées à la régulation, à la qualité, à la sécurité et à la vie du service
  • Appui à la gestion des moyens lors de la mise en œuvre des dispositifs prévisionnels de secours, en situation dégradée et en situation sanitaire exceptionnelle.
La formation comprend 1 470 h d’enseignement dont 735 h de formation théorique réparties en 9 modules de formation et 735 h de formation pratique : 5 semaines de stages de découverte et 16 semaines de stages métier. Elle se déroule dans des centres agréés dont le CHU de Poitiers.

Les candidats à la VAE doivent adresserau centre de formation agréé une demande de recevabilité accompagnée le cas échéant des attestations d'activités salariées ou bénévoles.

Les personnes qui occupent déjà un emploi de permanencier auxiliaire de régulation médicale ou d'assistant de régulation médicale ou faisant fonction d'assistant de régulation médicale, doivent réaliser un entretien de positionnement de leurs compétences au sein de leur établissement de santé, en vue de l'obtention du nouveau diplôme.
Un parcours individualisé de formation est défini si nécessaire pour l'acquisition des compétences à développer. Leur départ en formation doit être organisé avant le 31 décembre 2026, en tenant compte de la continuité de service de la structure d'emploi, et chaque année à compter du 1er janvier 2020 pour au moins 20 % de l'effectif concerné.
Décret n° 2019-747 et arrêté du 19 juillet 2019

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