Disparités dans la mise en oeuvre du CEP

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Disparités dans la mise en oeuvre du CEP

Le Céreq publie un bilan de la mise en œuvre du CEP par les cinq opérateurs actuels. Sa mise en œuvre du niveau 1 du CEP n’a globalement pas rempli le cahier des charges, tandis que des disparités s’observent pour les deux autres niveaux.

L'étude rélève que le CEP a étendu le champ de l’accompagnement pour l'Apec en rendant nécessaire le développement de prestations et de compétences en matière d’ingénierie de formation. Il a accéléré une mutation déjà engagée à Pôle emploi ou aux Fongecif. Le changement a été le plus important pour les Opacif/Fongecif car le CEP a modifié l’enjeu principal de leur activité qui est devenu "l’accompagnement des usagers dans la durée".

En revanche, les Cap emploi et les missions locales considèrent le CEP plutôt comme "une injonction supplémentaire qui ne modifie pas significativement la philosophie d’action ni la posture, mais qui impose de nouvelles règles contraignantes".

Au sein des structures enquêtées, le niveau 1 (l’accueil individualisé) n’est pas à la hauteur des objectifs fixés par le cahier des charges. En effet, aucun des territoires étudiés ne l'a déployé intégralement et de manière harmonisée entre les opérateurs.
Au-delà des conceptions différentes du métier de chargé d’accueil, un déficit de soutien régional est souvent en cause, même si les Carif-Oref fournissent des outils.

Quant au niveau 2 (le conseil personnalisé), le CEP a institué des pratiques d’écoute et d’accompagnement respectueuses du cheminement de la personne. Pour le niveau 3 (l’accompagnement personnalisé), l’étude pointe "la fragilité des opérateurs non financeurs" dans la mesure où "le projet suppose souvent une formation" mais que "seuls Pôle emploi et les Opacif ont le pouvoir de déclencher son financement".

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