Les impacts des mutations de la construction automobile sur l'emploi et les compétences

Compétences et besoins de l'économie

Les impacts des mutations de la construction automobile sur l'emploi et les compétences

L'observatoire de la Métallurgie publie une mise à jour de son étude sur les impacts des mutations de la construction automobile sur l'emploi et la compétences.

Les effectifs de la construction automobile se sont réduits chaque année depuis le début de la crise dite des "subprimes", à l’exception d’un bref palier en 2011. Au total, 76 500 emplois ont ainsi été perdus au cours de cette décennie 2010, soit une diminution de 28,7 % entre 2008 et 2019. La compétition technologique et notamment les efforts en faveur de l’électromobilité et de l’autonomie des véhicules donnent de plus en plus d’importance aux fournisseurs de composants électroniques et électriques.

Dans le contexte de difficultés économiques et de fragilisation des constructeurs et donc de leurs fournisseurs, les territoires ne connaissent pas tous les mêmes trajectoires. La Bretagne, Centre-Val de Loire, Grand Est et la Nouvelle-Aquitaine sont les régions les plus affectées par les pertes d’emplois, tandis que Pays de la Loire et Auvergne-Rhône-Alpes résistent mieux.

L’étude a permis d’identifier et de décrire les compétences les plus nécessaires, aujourd’hui et à moyen terme, aux industriels. Elles sont liées au développement numérique (logiciels, intelligence artificielle, sécurité informatique etc) mais aussi à l’électrification (électronique de puissance, électronique embarquée, électrochimie, technologies de production) et à la réduction de l’impact environnemental de la filière (dépollution, filtration, fixation du CO2, économie circulaire).

La remise en cause des motorisations thermiques conduit à d’importantes réductions d’effectifs en ingénierie mécanique ; au contraire, l’accélération de l’investissement dans les motorisations électriques et la volonté de localiser la production de batteries accroissent le besoin d’ingénieurs en électrochimie ou en thermodynamique par exemple.

> Parmi les métiers en tension et en développement à l'horizon 2020-2025, on notera les métiers d'Ingénieur électrochimie, Ingénieur thermo-dynamicien, Formulateur matériaux, Ingénieur intelligence artificielle, Mécatronicien, Ingénieur sûreté de fonctionnement, Ingénieur plastronique, Ingénieur automaticien, Architecte logiciel et Ingénieur développement, Ingénieur UX / UI, Expert simulation, calcul, Data analyst, Data scientist, Expert marketing data, Ingénieur électronique de puissance, Ingénieur électronique embarquée, Ingénieur systèmes, Ingénieur métrologie, Technicien méthodes, Monteur-câbleur, Retoucheurs électriques, Électriciens haute-tension, Pilote de système de production automatisée, Agent logistique (interne), Technicien maintenance, Responsable sécurité informatique, Chef de projet industriel, Ingénieur supply chain.

> Parmi les recommandations, l'étude confirme les préconisations 2017/2018 :

  • faire la promotion efficace des formations et des métiers de l’industrie automobile, notamment en lien avec les métiers d’ingénierie
  • renforcer à grande échelle l’enseignement des mathématiques dès l’école primaire pour développer le futur vivier de cadres techniques.
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