Les métiers en tension dans le BTP

Compétences et besoins de l'économie

Les métiers en tension dans le BTP

Au regard des difficultés de recrutement constatées dans de nombreuses régions et pour un large panel de métiers, l’Observatoire des métiers du BTP publie deux études visant l’identification des métiers en tension dans ce secteur.

Près de 7 entreprises sur 10 anticipent ainsi des difficultés lors de leurs recrutements. Ces difficultés de recrutement concernent l’ensemble des régions françaises : plus de 3/4 des métiers sont jugés difficiles en Nouvelle-Aquitaine.

Sur les métiers de couvreurs, grutiers, maçons, étancheurs, soliers moquettistes, serruriers et charpentiers : plus de 6 entreprises sur 10 ayant cherché à recruter sur ces métiers estiment que leurs difficultés devraient s’accentuer.
Pour les postes de peintre, de menuisier, des fonctions études, d’installateur d’équipements thermiques et climatiques : entre 5 et 6 entreprises sur 10 ayant cherché à recruter sur ces métiers estiment que leurs difficultés devraient croître.

Principale explication aux difficultés au recrutement : un manque de personnes formées à proximité (17 % des entreprises interrogées). Cela peut s’expliquer par le nombre important de parcours de formation inachevés (taux de sortants non diplômés de 27 % contre 13 % dans les autres secteurs) et de ruptures de contrat d’apprentissage (33 % de ruptures contre 26 % dans les autres secteurs en 2017).

L'offre de formation n'est pas toujours adaptée aux besoins du secteur. Afin de pallier les difficultés au recrutement sur les métiers du BTP, plus d’une entreprise sur cinq interrogée a recours à l’apprentissage. On constate également que les entreprises tendent à baisser le niveau d’expérience et de qualification demandé alors que paradoxalement, elles déclarent également augmenter les salaires proposés (17 %).

En ce qui concerne les Travaux publics, plus de 60 % des entreprises interrogées ayant cherché à recruter ont rencontré des obstacles. Pour la grande majorité des entreprises, la mise en place d’actions de promotion des métiers du TP arrive en tête des types de soutien à mettre en place pour y faire face (72 %). La valorisation de la filière et de ses métiers est donc au coeur des stratégies et actions déployées.

En effet, les entreprises interrogées déplorent unanimement la faible attractivité des métiers des TP auprès des jeunes. Elles regrettent que ces métiers ne soient pas mieux valorisés au lycée, mais surtout au collège où les métiers techniques pourraient faire l’objet de sujets d’orientation. Un second pôle se dégage ensuite constitué de thématiques liées à la formation (continue ou initiale) et du développement des relations entre acteurs : les partenariats écoles – entreprises sont ainsi à renforcer selon 54 % des entreprises.

3 grands enjeux (et 6 objectifs) clotûrent les études :
  • Augmenter le nombre de jeunes s’orientant vers les métiers du BTP,
  • Développer l’anticipation des entreprises en nouant des relations avec les écoles (dans une dynamique de GPEC),
  • Renforcer les liens avec les partenaires institutionnels intervenant sur le champ de l’orientation, la formation et l’emploi.
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