État des lieux et perspectives dans le secteur de la mobilité suite à la crise sanitaire

Compétences et besoins de l'économie

État des lieux et perspectives dans le secteur de la mobilité suite à la crise sanitaire

L'Opco Mobilités a mené une enquête auprès d’un échantillon de 1743 entreprises des branches professionnelles de la mobilité afin de réaliser, d’une part, un état des lieux de la situation des entreprises pendant la crise sanitaire causée par l’épidémie de Covid-19, et d’autre part, de dresser les perspectives en matière d’emploi, de formation professionnelle et d’alternance.

Selon les propos des entreprises révélés dans une étude de l'opérateur, 3 thématiques ressortent particulièrement : 
  • le maintien des emplois au sein de l’entreprise, qui se traduit souvent par un gel des embauches
  • dans une moindre mesure, des besoins en recrutement subsistent (création de postes ou remplacements suite à des départs),
  • la mise en œuvre du plan de formation, notamment la réalisation des formations obligatoires.
Dans les entreprises de 300 salariés et plus, on remarque également une forte préoccupation concernant l’organisation du travail et des activités :
  • à court terme pour répondre à la situation dans l’urgence,
  • à plus long terme sur l'intégration de nouveaux modes de travail, gestion des équipes, polyvalence, diversification des activités et des métiers...
Beaucoup d’entreprises déclarent ne pas pouvoir encore se projeter sur les sujets RH par manque de visibilité. Elles s’interrogent principalement sur la reprise et la stabilisation de leur activité. 64 % des entreprises prévoient des effectifs stables d’ici la fin de l’année, 8 % envisagent une baisse et près de 16 % une hausse.

Les entreprises qui déclarent manquer de visibilité souhaitent cependant, dans leur grande majorité, maintenir/poursuivre leur politique alternance. 40 % des employeurs envisagent de maintenir leurs effectifs d’apprentis et 26 % d’en embaucher davantage tandis que 12 % anticipent une baisse ce type de recrutement.

Les trois-quarts des entreprises entendent maintenir leur plan de développement des compétences tel que prévu, contre 20 % prévoyant de le revoir à la baisse et 5 % à la hausse.

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