Une structuration nécessaire des « Métiers du lien »

Compétences et besoins de l'économie

Une structuration nécessaire des « Métiers du lien »

Un rapport de la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale sur les « métiers du lien », porté par les députés François Ruffin et Bruno Bonnell, se penche sur quatre grands métiers : assistante maternelle, accompagnateur d’enfant en situation de handicap (AESH), animateur périscolaire et auxiliaire de vie sociale.

Les deux rapporteurs pointent que ces métiers souffrent d’un statut précaire et sont largement occupés par des femmes.
Si ces métiers sont des gisements d’emplois, cet état des lieux souligne néanmoins la situation difficile de celles qui les exercent : faible rémunération, absence de progression salariale, travail partiel ou temps fractionné, conditions de travail difficiles, manque de formation continue et de perspectives de carrière, absence de reconnaissance sociale...

Les rapporteurs font 43 propositions pour améliorer l’exercice de ces métiers ; plusieurs d’entre elles concernent la formation, l'accompagnement des salariées ou encore les conditions de travail :

  • Revaloriser les rémunérations
  • Aligner la durée de formation initiale des assistantes maternelles sur celle des assistantes familiales salariées par les départements
  • Renforcer la formation continue des aides à domicile et les passerelles avec les métiers du sanitaire : Mettre à profit la refonte du référentiel de formation du DEAES pour consolider un socle commun et des passerelles avec le métier d’aide-soignant. À terme, aller vers un métier unique d’accompagnant au quotidien des personnes en perte d’autonomie.
  • Garantir à l’ensemble des AESH, un an après le début de leur contrat, l’accès à une formation qualifiante (DEAES) ;
  • Mieux accompagner les AESH qui souhaitent obtenir le DEAES par la voie d’une VAE ;
  • Intégrer les AESH à la fonction publique territoriale ou à la fonction publique d’État
  • Simplifier l’accès à la formation continue des assistantes maternelles et leur offrir de nouvelles perspectives de carrière
  • Construire de « vrais » temps pleins pour les animatrices périscolaires...
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