20 propositions pour lutter contre l'illettrisme des salariés et des demandeurs d'emploi

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20 propositions pour lutter contre l'illettrisme des salariés et des demandeurs d'emploi

Muriel Pénicaud a saisi en juin 2019 Yves Hinnekint (OPCALIA) et Christian Janin (COPANEF) d’une mission en vue de définir une stratégie de prévention et de lutte contre l’illettrisme. Un rapport lui a été remis en novembre 2019. Il fait 20 recommandations.

Ces propositions s’articulent autour de quatre axes : nommer l’illettrisme et mesurer les résultats ; mettre en place une stratégie d’accompagnement adéquate pour chaque personne en situation d’illettrisme ; dans l’entreprise, mettre en évidence les coûts de l’illettrisme et accompagner les salariés pour s’en sortir ; tirer pour l’avenir les conséquences de ces propositions en matière de gouvernance.

A noter parmi les préconisations :

  • Lancer des formations à destination des acteurs qui accueillent des personnes en situation d’illettrisme (y compris les tuteurs et les maitres d’apprentissage)
  • Faire de l’évaluation préalable CléA l’outil de référence à utiliser par tous les accueillants de personnes en insertion, en recherche d’emploi ou en activité.
  • Soutenir le déploiement de solutions qui apportent une réponse aux jeunes volontaires en difficulté initiale avec les savoirs de base (SMA, EPIDE, écoles de la deuxième chance…).
  • Pour permettre l’accès et le maintien en apprentissage des jeunes en situation d’illettrisme, développer comme prévu par le PIC les capacités en termes de pré-apprentissage et de GEIQ. Dans les cas où cela est nécessaire, financer au titre de l’alternance une POE en amont du contrat d’apprentissage.
  • Former des salariés de chaque CFA à la prise en compte des difficultés des apprentis avec les compétences de base.
  • S’assurer du déploiement des appels à projets au travers du PIC sur le champ de l’illettrisme.
  • Mettre en évidence le coût de l’illettrisme pour les entreprises, diffuser les méthodes en ce domaine en formant dans chaque OPCO des personnes chargées de relayer la démarche et en mettant à disposition des entreprises un outil de prédiagnostic.
  • Inscrire l’illettrisme dans la formation professionnelle en demandant à Certif Pro d’inscrire chaque domaine de CléA comme bloc de compétence distinct au répertoire spécifique de la certification.
  • Rendre CléA accessible gratuitement pour tout salarié sans qualification professionnelle.
  • Obtenir que l’engagement du salarié ou du demandeur d’emploi dans un parcours CléA se fasse sans imputer son CPF, ni son CPF de transition.
  • Confirmer un réseau de dix-huit correspondants régionaux « illettrisme », salariés et financés par l’ANLCI et nommés sur proposition du préfet de région. Le correspondant ANLCI s’attachera notamment à structurer une offre de formation accessible au niveau d’un territoire. Il pourra s’appuyer sur le CREFOP.
  • Confier à l’ANLCI la mission d’animer nationalement le réseau des CRIA (Centres de ressources illettrisme et analphabétisme) de chaque région.
Consulter le rapport

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