L'impact du numérique dans la filière textile-mode-cuir

Compétences et besoins de l'économie

L'impact du numérique dans la filière textile-mode-cuir

L’engagement de développement de l’emploi et des compétences (Edec) de la filière Textiles-mode-cuirs 2016-2019 dédié à la transformation numérique a débouché sur dix expérimentations ayant mobilisé près de 950 entreprises.

Parmi les actions menées, on notera un diagnostic de la maturité numérique des entreprises, une formation-action à la conception de matières connectées, ou encore le développement d’outils de gestion des compétences, ou la formation en situation de travail.

A noter, la naissance d'outils innovants en matière de gestion des compétences : la branche tannerie-mégisserie s’est mobilisée pour expérimenter un système d’information RH. Ce système s’appuie sur un autre outil, une banque de profils baptisée «Espace compétences» comprenant «des fiches métiers normées adaptables aux contextes de chaque entreprise».

Les résultats de l'Edec mettent en avant des réalités différentes selon la taille de l'entreprise, le type de clientèle ou le territoire.
Parmi les opportunités d'avenir, pour les entreprises les moins avancées, il s’agit d’intégrer progressivement les outils numériques et leurs usages à tous les niveaux, mais aussi de la «systématiser». Pour les entreprises utilisant déjà très largement les outils numériques, le but est de les mettre à jour et d’innover encore pour garder une longueur d’avance.

La transformation numérique devrait s’accélérer dans les années à venir à la faveur d'un processus de plus en plus intégré en interne et du renouvellement générationnel des équipes.

En plus de la montée en compétence des salariés actuels de la filière, l’accélération de la transformation numérique passera également par de nouvelles embauches car la transition numérique nécessite des compétences nouvelles.
Face à ce besoin, deux difficultés majeures se posent aux entreprises notamment le manque de ressources financières pour embaucher : ce qui fait qu'aujourd'hui 47 % des entreprises de la filière n’envisagent pas de recruter à court terme pour le numérique ; et des besoins qui ne correspondent pas toujours à un poste à temps plein.

Le développement de l’apprentissage ou des stages s’avère être une solution à court terme envisagée par près de deux tiers (65 %) des entreprises de la filière. Des solutions plus pérennes consisteraient en l’emploi de fonctions à temps partagé ou la pratique du reverse mentoring, qui consiste à recruter un jeune et le former sur les compétences-métiers pour qu’il transmette en retour son expertise. D’où la nécessité de développer des partenariats locaux avec des écoles et des universités.

Dans ce contexte, un certain nombre de TPE-PME sont en attente d’une aide extérieure pour définir leurs besoins et les aider à y répondre concrètement. Beaucoup de dirigeants pensent qu’il serait intéressant de créer de nouveaux espaces d’échange et de mise en relation au niveau de la filière, en particulier pour les enjeux numériques.

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A noter : le Comité Stratégique de Filière Mode et Luxe qui regroupe les arts de la table, la bijouterie-joaillerie-orfèvrerie, la chaussure, la couture et l’habillement, le cuir, l’horlogerie, la maroquinerie et le textile a lancé le 15 octobre 2019 une grande campagne nationale pour mettre en valeur ces métiers à haute valeur ajoutée. « Savoir pour faire » est la signature de cette campagne inédite qui comporte un film présentant l’univers de la filière, un site internet commun à l’ensemble des secteurs, et un espace recrutement.

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