Enjeux et perspectives pour la filière de la fabrication électronique

Compétences et besoins de l'économie

Enjeux et perspectives pour la filière de la fabrication électronique

La Direction générale des entreprises, le Syndicat National de la Sous-traitance Électronique, ACSIEL Alliance Électronique, le Syndicat Professionnel de la Distribution en Électronique Industrielle et la Fédération des Industries Électriques, Électroniques et de Communication viennent de publier une étude prospective sur la filière de production électronique.

Malgré une baisse de l’effectif salarié dans la filière d’environ 35 % entre 1997 et 2015, la France reste compétitive.
Elle se distingue par son écosystème de recherche employant environ 10 000 personnes et pourvoyeur de nombreuses entreprises ainsi que plusieurs centres de compétences et cluster.
La filière des « Industries Electroniques » est composée de plus de 1000 entreprises, avec un effectif salarié de plus de 70 000 emplois directs et environ 150 000 emplois induits.
Les fabricants de composants emploient 30 000 salariés et les acteurs de la sous-traitance pour la fabrication de cartes électroniques, 25 000.
Ces emplois sont majoritairement portés par un grand nombre de PME et d’ETI industrielles.

Les employeurs sur le territoire varient selon les bassins d’emplois : Nouvelle Aquitaine et Occitanie sont fortement orientées vers la sous-traitance électronique.

Malgré ces résultats qui semblent encourageants, l’étude indique, néanmoins, que la filière souffre d’un manque de visibilité, d’attractivité et de formation important, du fait des délocalisations massives, de la disparition de certains grands acteurs de l’électronique et d’une dégradation globale de l’image de compétitivité.
Elle fait le constat d’un assèchement durable de la filière en matière de compétences et de formation : disparition du BEP et baccalauréat professionnel électronique, absence de formation initiale dans le secondaire et faible enseignement de la fabrication électronique dans les écoles d’ingénieurs.

Les impacts sont visibles : baisse générale de compétences techniques en électronique, et notamment en fabrication chez les concepteurs et les acheteurs.

Plus largement, la filière de l’électronique pâtit d’un manque d’agilité.
L’étude recommande donc d’intensifier les coopérations avec les autres filières applicatives clés (automobile, aéronautique, ferroviaire, énergie, industries de santé) et les filières amonts (chimie, métallurgie, mécanique, plasturgie, optique…) pour gagner en compétivité par une montée en gamme dans les phases de conception et d’industrialisation des produits, et la mise en oeuvre d’une offre de service adaptée, face aux nouveaux besoins des entreprises utilisatrices.

Consulter la synthèse de l’étude (juin 2019)

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